Infos Septembre 2006
Le président Alvaro Uribe aurait accepté de démilitariser deux municipalités du sud-ouest de la Colombie, ainsi que l'exigent les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - marxiste) pour négocier un échange humanitaire, a-t-on annoncéce jeudi de sources gouvernementales. "Il existe une volonté politique pour effectuer un retrait des troupes (gouvernementales) et s'asseoir pour négocier", a déclaré à Radio Caracol l'ancien ministre Alvaro Leyva, désigné par le président pour établir un contact avec la principale guérilla colombienne. M. Leyva a ajouté qu'Alvaro Uribe acceptait de retirer ses troupes des municipalités de Florida et Pradera (départament du Valle del Cauca) qui seront déclarées "zone de rencontre" pendant 45 jours.
Les candidats ont été choisis par le Parlement européen lundi soir. Il s'agit donc de la candidature collective "Ceux qui luttent pour les otages en Colombie", représentée par Ingrid Betancourt et la Fondation Pais Libre, Alexandre Milinkevich, ex-candidat à l'élection présidentielle au Bélarus, et de Ghassan Tueni, journaliste et diplomate libanais proposé en mémoire des personnalités libanaises assassinées ces dernières années, comme l'ancien Premier ministre Rafik Hariri ou Gebrane Tuéni, dont il est le père.
Le lauréat sera choisi par la Conférence des présidents du Parlement européen d'ici la fin octobre et le prix sera remis par Josep Borrell le mercredi 13 décembre.
Dans ce film, un chef local de la guerilla des FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie, assure que la franco-colombienne, enlevée en février 2002, se porte bien. Il précise que l' ancienne candidate à l’élection présidentielle vit dans les mêms conditions que que les rebelles qui la détiennent.
Le Haut Commissaire du Gouvernement pour la Paix a indiqué que: "Sur le sujet, je ne puis pas apporter de commentaire. Tout ce que je dis produit un orage public et au lieu de nous aider, cela nous éloigne". Il a cependant affirmé au sujet de la neutralisation des communes de Pradera et Florida, que le gouvernement l'envisageait comme une possibilité, à condition que la guérilla retire également ses hommes de la zone démilitarisée.
Le président Alvaro Uribe, dans une entrevue divulguée dimanche, a indiqué que son gouvernement cherche par le biais de tiers, parmi lesquels l'Eglise Catholique et des pays non précisés, à traiter un accord avec les FARCs pour l'échange.
Bien que le gouvernement et les FARCs acceptent la possibilité de négocier, jusqu'à présent, les deux parties n'ont pas trouvé d'accord sur les conditions permettant d'entamer les tractations.
Les parent des centaines de kidnappés de Colombie ont exigé du Commissaire pour la Paix, Luis Carlos RESTREPO, d'accélérer l'échange humanitaire, ou bien de renoncer.A ce sommet pour les kidnappés ont assisté plus de 100 parents, ceux-ci ont exprimé leur dégoût au Commissaire de constater qu'il n'y avait pas de point concret sur la démilitarisation territoriale, ni sur l'échange humanitaire.Ils ont dénoncé le fait que face à l'éventuel processus de paix avec la guérilla, le gouvernement a agi de façon discréminatoire par rapport au processus utilisé avec les paramilitaires.
Les eurodéputés ont présenté mardi dix candidats pour le prix Sakharov 2006 pour la liberté de penser, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage en Colombie.
La désignation d'Ingrid Betancourt, séquestrée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - guérilla marxiste) depuis février 2002, a été proposée par une députée socialiste. En 2004, elle figurait déjà parmi les trois finalistes.
Le groupe des Verts a de son côté proposé d'attribuer le prix 2006 à tous ceux qui se battent pour la libération des otages en Colombie.
Les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - marxiste) ont demandé lundi au 14e sommet du Mouvement des Non-alignés (MNA) qui s'est ouvert à Cuba, de les «aider» à mettre fin au conflit armé colombien.Nous nous adressons à vous pour vous demander de nous aider à trouver une solution politique au conflit social et armé dont souffrent les Colombiens depuis 60 ans», écrivent les FARC dans une missive envoyée au sommet du MNA et publiée sur leur site Internet. Dans cette lettre, signée Raul Ryes, le numéro deux du mouvement rebelle, les FARC font part de leur disposition à envoyer leurs représentants dans les pays membres du MNA.
Carlos Holguin Sardi a confirmé que le gouvernement était toujours disposé à une rencontre avec les FARCs, pour convenir d'un accord humanitaire qui permette la libération des kidnappés, mais il a regretté que la guérilla n'ait pas été claire dans sa proposition. Il a indiqué que les FARCs insistaient sur la neutralisation d'un territoire, mais sans aucune référence à la propostion faite dans ce sens par la France, l'Espagne et la Suisse, pays facilitateurs. Il a affirmé que, malgré les difficultés, il apparaissait une lueur d'espoir.
Le Président Alvaro Uribe a affirmé jeudi, que si les FARCs déclaraient un cesser le feu, il était disposé à ouvrir les conditions pour une négociation. Il a insisté sur le fait que, dans ce cas, le gouvernement retirerait au groupe rebelle la dénomination de "terroriste".
Pour lui redonner l'envie de vivre, et le sentiment d'être utile à quelque chose, Juan Carlos Lecompte, conjoint d'Ingrid, a lancé d'un avion 12 000 photos de ses enfants, sur une vaste zone où il pense qu'elle est retenue, espérant qu'elle puisse les voir.
Il avait obtenu, récemment, l'information sur cette zone de détention par un canal particulier, mais cependant fiable. Mais la zone indiquée était particulièrement vaste.
Ivan Marquez - membre du secrétariat des FARCs - a écrit: "Nous voulons que les prisonniers, dans la montagne, et les guérilleros, emprisonnés en Colombie retrouvent leur liberté". Il ajoute que personne, chez les FARCs, ne comprend d'où le gouvernement tient que les contacts pour l'échange avancent, alors que jusqu'à aujourd'hui, aucune rencontre directe avec les FARCs n'a eu lieu.