Infos Octobre 2006


31/10/2006: Deux ex-président proposent une "coordination" pour l'échange avec les FARCs

Pour Alfonso Lopez et Ernesto Samper, cette "coordination" se chargerait de programmer et organiser les activités et les efforts, des parents d'otages, des personnalités, des organismes associés en vue de l'échange humanitaire, a indiqué Samper. La proposition a été divulguée à Bogota pendant une manifestation avec des parents d'otages des FARCs.

L'idée prétend éviter que la libération des otages par un accord entre le gouvernement et les FARCs ne se meure en attendant la réponse de l'un ou de l'autre vis à vis du sujet.

Tant Samper que Lopez se sont déclarés opposés à l'ordre de sauvetage par la force des otages.

La proposition a reçu le soutien des parents d'otages, du maire de Bogota, Luis Eduardo Garzon et du gouverneur de la Vallée d'El Cauca, Angelino Garzon, tous deux ex-syndicalistes.

Il y a maintenant des secteurs du gouvernement qui ont empoisonné l'accord humanitaire et qui doivent rendre des comptes pour expliquer au pays pourquoi ils ne sont pas d'accord avec la libération des personnes kidnappées, a dénoncé Samper.


30/10/2006: Nouvel attentat à la voiture piégée, de nouveau attribué aux FARCs.
A peine les FARCs avaient-elles renouvelé leur proposition de négociation en faveur de l'échange humanitaire, qu'un nouvel attentat se produisait.

Celui-ci a eu lieu à 150 km au Sud-est de BOGOTA, dans le Chef-lieu du département du Meta, Villavicencio. Cet attentat a visé une garnison militaire de la septième brigade.

Un taxi transportant un colis piégé a explosé devant les installations militaires, la charge a apparemment été actionnée à distance, tuant le chauffeur de taxi et un soldat de garde à l'entrée des installations, et blessant 4 autres personnes.

Aussitôt, ce nouvel attentat a été attribué aux FARCs, comme l'avait été celui de Bogota, la semaine dernière dans l'enceinte de l'École Supérieure de Guerre.

A propos de ce dernier, Le Procureur général de la Nation, Mario Iguarán, réaffirme que pour le moment, il ne possède pas les éléments suffisants pour désigner les FARCs comme responsables.

29/10/2006: Les FARCs réitèrent leur volonté de parvenir à un accord d'échange humanitaire.

La guérilla des FARCs a de nouveau réaffirmé sa volonté de parvenir à un accord d'échange humanitaire par un communiqué daté du 27 octobre 2006, publié sur son site internet http://www.farcep.org/?node=2,2381,1).

Le message des FARC a été reçu avec satisfaction par l'église catholique, intermédiaire des pourparlers et certaines familles d'otages. "C'est une grande lumière d'espoir qui s'allume avec cette annonce.

Que Dieu fasse que le président y réponde positivement et ordonne le retrait des troupes de Florida et Pradera", a déclaré Yolanda Pulecio, mère de Ingrid Betancourt, enlevée en février 2002.

"Ce message rouvre la possibilité d'un accord humanitaire", a renchéri Mgr Fabian Marulanda, secrétaire général de la Conférence épiscopale.

Pour Lazaro Viveros, ex-conseiller de paix favorable à un échange, "c'est une grande nouvelle", "espérons que les deux parties reprendront le fil des discussions en laissant de côté les intérêts personnels".

Commentaires:

De nouveau, on assiste à une relance des FARCs en faveur de l'échange humanitaire alors que le gouvernement colombien semble plus que réticent, et demande des preuves de bonne volonté de leur part. Nous avons l'impression d'assister depuis longtemps à une partie de poker menteur. Il serait temps que cela cesse.

Pour lever les doutes, mettre le gouvernement colombien face à ses responsabilités, et prouver sans conteste leur réelle volonté, les FARCs seraient bien inspirées de libérer sans contrepartie, avec une couverture médiatique aussi large que possible, à la fois Clara Rojas, et un des otages américains. De la sorte, la guérilla susciterait une crédibilité incontestable, un fort soutien en Europe, pourrait mobiliser favorablement la population des États Unis, et obligerait le gouvernement colombien à entrer activement dans des négociations sans détours.

Nous souhaiterions être entendus sur ce point qui serait de nature à révéler, selon un succès ou un échec, les intentions réelles des parties en cause.

Espérons que les responsables des FARCs liront ces quelques lignes et comprendront que cette stratégie est une des plus efficaces, quasi-imparable, pour rendre inéluctable cet accord tant attendu.


25/10/2006: Le dialogue pas tout à fait rompu?... Le gouvernement colombien a suggéré aujourd'hui aux FARCs qu'elle livre, par le biais d'un canal international, la liste des kidnappés et des rebelles emprisonnés qu'elles prétendent échanger au moyen d'un accord humanitaire.
C'est une proposition "nouvelle et simple" a dit le ministre de l'Intérieur et de la Justice, Carlos Holguin, à Radio Caracol. Selon Holguin, pour commencer à chercher un consensus, on requiert seulement qu'ils fournissent une liste des prisonniers qu'ils réclament et une liste des kidnappés qu'ils vont libérer. Les listes peuvent être remises à un organisme international, a ajouté le ministre qui a confirmé que que les insurgés doivent s'engager sur un compromis clair que ceux qui sortiront de prison ne commettrons pas de nouveaux délits.
L'annonce par Holguin, de cette nouvelle proposition du gouvernement, intervient quatre jours après que le président Alvaro Uribe eût considéré comme annulés des rapprochements préalables avec les FARCs pour la négociation d'un accord humanitaire.

23/10/2006: La résistance civile s'organise.
Une trentaine d'organisations non gouvernementales (ONG) colombiennes ont convoqué hier à une journée de "résistance civile" contre la décision du président Alvaro Uribe de libérer les otages des FARCs par la force.

La manifestation sera un rassemblement mardi matin sur la place Bolivar, dans le centre de Bogota.

Par ailleurs, un grand nombre de voix du monde politique et civil s'élèvent contre cette décision présidentielle, et en faveur de la poursuite des rapprochements avec les FARCs. La culpabilité des FARCs ne serait pas actuellement prouvée.


23/10/2006: Ils désobéissent à l'ordre d'Uribe de suspendre le dialogue sur l'échange des otages.
Deux des négociateurs de l'échange humanitaire ont assuré hier qu'ils désobéiraient à l'ordre du président Uribe de suspendre des rapprochements avec la guérilla des FARCs, à la suite de l'attentat à la voiture piégée perpétré dans un complexe militaire de Bogota.
Mon compromis est avec les parents des otages et avec le pays, je ne dois pas obéir à des ordres du président de la république, mais à ma conscience qui me dit de continuer à travailler pour faire cesser cette souffrance terrible des otages et de leurs familles, a dit le négociateur Carlos Lozano.
Il a qualifié de grossière erreur, la décision d'Uribe de suspendre, vendredi, les rapprochements avec les FARCs.

22/10/2006:

La Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (FICIB) pour la libération des otages en Colombie a adressé une lettre ouverte au président colombien Alvaro Uribe samedi, l'exhortant à renoncer à une intervention militaire contre la guérilla maoïste des FARC, qui détient plusieurs milliers d'otages. voir le texte =>

La Commission de Paix de la Chambre des représentants va demander à la Communauté Internationale de jouer un rôle d'acteur direct pour désembourber les dialogues sur l'accord humanitaire cassés sur décision du président Alvaro Uribe.

Mauricio Lizcano, président de la commission, a dit qu'Uribe réagit avec rage, présumant avoir été trompé par les FARCs, mais que les pots cassés ne doivent pas être payés par les plus faibles, qui dans le cas présent sont les kidnappés, parmi lesquels se trouve son père, l'ex-congressiste Oscar Tulio Lizcano.

Des centaines de parents des 12 députés de la Vallée Del Cauca, aux mains des FARCs, ont rejeté la décision du président, Alvaro Uribe, de délivrer les otages par la voie militaire.
Plus de trois cents personnes, parent d'otages et sympathisants ont parcouru les principales rues de Cali, capitale de la Vallée Del Cauca, pour condamner la position belliciste du président.

Portant des affiches, et exposant des housses mortuaires noires portant l'inscription "Libéré", symbolisant l'état dans lequel ils récupéreront leurs proches, les manifestants ont dénoncé ce qu'ils qualifient d'ordre présidentiel irresponsable, de délivrer par la force les prisonniers des FARCs.


20/10/2006: Une délégation de la FICIB ( à laquelle participait Dominique BOUILLON, Président du Comité 37) reçue au Quai d'Orsay. =>
20/10/2006: Uribe interrompt brutalement tout contact avec les FARCs à la suite d'un attentat dans une université militaire.
Le Président colombien, Alvaro Uribe a désigné, aujourd'hui, les FARCs comme responsables de l'attentat à la voiture piégée perpétré hier dans une université militaire de Bogota. Cet attentat a blessé 24 personnes.

Il a retiré l'autorisation donnée aux fonctionnaires gouvernementaux de rencontrer les rebelles et ordonné le sauvetage des otages par les militaires.

Commentaires:

Yolanda Pulecio, mère d'Ingrid Bétancourt a qualifié cette décision de "condamnation à mort pour les personnes séquestrées".

Comme on pouvait le redouter, l'incident "prétexte" s'est produit. On ne peut être que dubitatif devant la rapidité avec laquelle le gouvernement a accusé les FARCs d'être responsables de cet attentat, d'autant que pendant la campagne présidentielle, de faux attentats avaient été organisés par des militaires pour accuser les FARCS.
L'interception d'un message téléphoné par le poseur de bombe à Jorje Briceno alias "Mono Jojoy", présenté comme le commanditaire de l'attentat est peu crédible. En effet, les chefs guérilleros ne sont probablement pas, dans ces circonstances, stupides au point d'utiliser des moyens de communication dont on sait qu'ils peuvent permettre de les localiser.
Il est fort probable que cet attentat soit une manipulation organisée en vue de stopper les négociations qui allaient débuter. Concernant les instigateurs, on a malheureusement le choix entre de nombreuses possibilités: outre les FARCs, d'autres forces ont intérêt a maintenir une situation instable en Colombie. Il y a aussi des contentieux entre les forces armées et la police à propos de trafic de drogue, il y a aussi les paramilitaires, les trafiquants de drogue...,etc...

18/10/2006: Les familles des otages convoquent la population colombienne à une marche pour l'accord humanitaire.
Les familles des otages ont invité la population à plusieurs manifestations dans les prochaines semaines, afin d'attirer l'attention du Gouvernement et des FARCs sur l'importance d'avancer rapidement vers un accord humanitaire.
L'événement central sera une grande manifestation, le dimanche 3 Décembre, dans les principales villes du pays. L'objectif est de réunir le secteur politique et la société civile autour de la nécessité d'exiger une volonté politique pour la libération des kidnappés.
De même, une invitation a été faite pour que tous les colombiens fassent une minute de silence, ce prochain mardi 7 Novembre, en une sorte de clameur nationale pour que les parties se mettent d'accord pour l'échange humanitaire.

17/10/2006: Les FARCs demandent de séparer l'échange de prisonniers de la nouvelle politique de sécurité d'URIBE.
Le secrétariat des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARCs) à demandé lundi de séparer la décision humanitaire d'échange de personnalités colombiennes par des guérilleros prisonniers de la dénommée politique de Sécurité Démocratique mise en oeuvre par le président Alvaro Uribe.
Iván Márquez, un des membres de l'état major des FARCs, a affirmé sur le site internet de l'organisation qu'ils ont livré de dures batailles en faveur de l'échange, mais qu'Uribe s'est résolu à donner un coup d'arrêt à l'échange: la "Sécurité Démocratique" qui a motivé l'ajournement de la démilitarisation des deux municipalités du Sud-ouest du pays.
Ces dernières semaines, dans la zone rurale de Pradera et Florida, de féroces affrontements ont eu lieu entre les troupes officielles et les insurgés des FARCs.

09/10/2006: Le Gouvernement colombien démilitarisera le territoire demandé par les FARCs.
L'annonce a été faite par le Haut Commissaire à la Paix, Luis Carlos Restrepo qui a assuré: "en principe, nous n'avons pas d'objections pourvu qu'on puisse s'accorder sur les règles du jeu".
C'est la première fois qu'un membre du gouvernement du président Uribe reconnaît cette possibilité, après que, lundi dernier, celui-ci eut autorisé Luis Carlos Restrepo à rechercher avec les FARCs un accord de conditions propices pour une éventuelle zone de rencontre, sans préciser sa situation.
Les FARCs exigent la démilitarisation préalable des municipalités de Pradera et Florida, dans la Vallée del Cauca, pour entamer une négociation sur l'échange humanitaire.

07/10/2006: Une commission va visiter la zone à démilitariser.
Demain, une commission du Congrès visitera la zone dont les FARCs exigent la démilitarisation pour négocier l'échange de 58 otages contre 500 rebelles, a annoncé une source qui organise cette visite.
Les législateurs, membres des commissions de paix du Sénat et de la Chambre des Représentants seront demain dans les municipalités de Florida et Pradera, dans la Vallée du Cauca.
La mission sera dirigée par la Présidente du Sénat Dilian Francisca Toro, et le Président de la Chambre, Mauricio Lizcano, dont le père, l'ex représentant, Oscar Lizcano est séquestré par les FARCs depuis 2000.

07/10/2006: La Commissaire Européenne aux Relations Extérieures espère que la rencontre avec les Farc ouvrira un chemin vers la Paix.

La Commissaire Européenne aux Relations Extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a exprimé aujourd'hui son espoir que la décision du gouvernement colombien de négocier avec les FARC un échange des otages contre des guérilleros emprisonnées et de désigner pour cela une 'zone de rencontre 'permette d'avancer vers une solution au conflit.

"Nous espérons que la recherche de l'accord humanitaire est le premier pas dans la recherche d'une solution pacifique", a déclaré Ferrero-Waldner. "L'annonce du gouvernement colombien qu'il préparerait une zone de rencontre nous encourage, parce qu'elle est peut-être le premier pas pour trouver des solutions pour la négociation", a ajouté la Commissaire.

Ferrero-Waldner a fait ces déclarations dans une conférence de presse à l'occasion de la présentation de l'exposition "Colombie : Liberté pour tous!", qui se tiendra du 18 à au 31 octobre dans dans un de ses sièges à Bruxelles, le bâtiment Charlemagne.

L'exposition, montée par la FICIB (Fédération Internationale de Comités Ingrid Betancourt), est personnellement parrainée par la Commissaire. Elle se compose de 16 panneaux , présentant des textes, des chiffres et des photographies sur les effets du conflit colombien, plus spécialement, sur le drame des kidnappés.

"Betancourt a été comme un point de départ, parce que son enlèvement a donné un nom et un visage aux 3.000 kidnappés de Colombie, dont presque personne ne se préoccupait vraiment jusqu'à alors, même pas dans son propre pays", a déclaré le président de la Fédération, Armand Burguet, qui a remercié l'Europe pour sa solidarité avec la cause de la libération de cette femme politique. Armand Burguet a aussi fait une lecture optimiste de l'apparent déblocage des relations entre le gouvernement colombien et les FARC, mais il a signalé que le processus pourrait encore faire face à de nombreux obstacles.

D'autre part, la Commissaire a spécifié que l'organisation de l'exposition n'avait aucune relation avec le fait qu'ingrid Betancourt et la Fondation Pais Libre aient été choisis par le Parlement Européen parmi les finalistes de l'édition annuelle du Prix Sakharov de la liberté de conscience. "Le Prix Sakharov est l'affaire du Parlement Européen et il y a trois excellents finalistes", a dit Ferrero-Waldner. Outre la candidature colombienne, sont aussi nominés le chef de l'opposition en Biélorussie Aleksander Milinkevich et le journaliste et diplomate libanais Ghassan Tueni.


04/10/2006: Les autorités militaires colombiennes en faveur de l'échange humanitaire.

Elles approuvent cet échange, mais demandent au gouvernement de ne pas oublier les personnes kidnappées pour des raisons économiques.

Dans une série de conversations que les militaires ont eues avec le gouvernement, depuis plusieurs jours, les hauts responsables militaires ont soutenu qu'il était nécessaire que l'accord ne soit pas limité aux otages politiques. Ils ont en outre demandé aux Ministres et Conseillers Présidentiels que le compromis avec les FARCs soit clair, et que cette guérilla ne kidnappe pas à nouveau…

Les entretiens avec les militaires ont commencé après l'annonce par le président Alvaro Uribe, devant l'assemblée de Fenalco, de sa disposition à créer une zone de rencontre pour l'échange humanitaire.


04/10/2006: En Colombie, des parents d'otages lancent une campagne en faveur de l'échange.

Cette campagne, appelée "Collez à l'Accord Humanitaire", vise à la libération de tous les captifs de Colombie. Il s'agit de la présentation et de la distribution d'un autocollant destiné à sensibiliser, et à faire la promotion d'un rapprochement entre le gouvernement et les FARCs.

A l'instance de la Fondation "Asamblea por la Vida y la Libertad" , il y a une recherche pour plus impliquer tous les échelons de le société dans l'urgence d'un accord qui permette la réconciliation. Son directeur, Faisury Perdomo, indique que le but est que ce soit une clameur nationale, et pas seulement celle de quelques parents des victimes de kidnapping, pour mettre un terme à ce crime de lèse-humanité.

La campagne s'étendra à Bogota, Medellin, Bucaramanga, Barranquilla, avec le concours des fondations "Caritas Felices", "Mujeres en Pie y Surgir", entre autres, pour poser les autocollants sur les maisons et les véhicules.


03/10/2006: Le Président colombien offre aux FARCs de convoquer une assemblée Constituante à la fin d'un éventuel processus de paix.
Le président colombien a autorisé le Haut Commissaire à la Paix à rechercher avec les FARCs un accord sur les conditions propices pour une éventuelle zone de rencontre.
Zone de rencontre qui soit efficace pour l'accord humanitaire et un processus de paix. Avec des garanties de bonne foi qui devraient en outre inclure une cessation des hostilités, une limitation dans le temps et des conditions proposées par les trois pays européens (France, Espagne et Suisse).
En accord avec la proposition formulée publiquement par le Haut Commissaire il y a plus d'un an, le Gouvernement considère comme viable la possibilité de convoquer une assemblée Constituante, comme fin du processus de paix, évidemment, avec pour préalable l'abandon des armes.
Pour aucun motif ne sera permis l'affaiblissement de la politique de sécurité démocratique.

02/10/2006: les FARCs prêtes à négocier la paix en cas de succès d'un échange des otages.
La guérilla des FARCs a proposé ce lundi au gouvernement colombien d'entamer, en cas de succès d'un échange humanitaire entre leurs otages et les rebelles détenus, un processus de paix mettant fin à la guerre civile qui ravage le pays depuis un demi-siècle. "Une fois tous (les rebelles) libérés, l'ordre du jour sera la recherche d'accords pour dépasser le conflit social et armé qui frappe le pays", indique la guérilla marxiste dans une lettre adressée aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

02/10/2006: La mère d'Ingrid, Yolanda PULECIO, exprime sa confiance.
Yolanda PULECIO, mère de l'ex-candidate présidentielle Ingrid BETANCOURT a exprimé sa confiance dans le gouvernement pour décréter le retrait des troupes des deux municipalités de Pradera et Florida, en vue de négocier l'échange humanitaire. Yolanda PULECIO s'est déclarée optimiste après la déclaration du numéro deux des FARCs, Raül REYES, en ce sens que la guérilla est prête à négocier l'échange et n'attend plus que l'ordre du gouvernement pour le retrait de l'armée des deux municipalités. "La déclaration de Raül REYES nous ouvre un chemin, et maintenant, il est important que tant le gouvernement que la guérilla démontrent qu'ils ont la volonté politique, et qu'on peut faire l'échange", a déclaré la mère d'Ingrid. "Nous espérons que le gouvernement décrète la zone franche dans les délais les plus courts", a-t-elle ajouté, en indiquant que le président Alvaro URIBE avait assoupli sa position vis à vis de l'échange. "Il le fait, entre autres, parce que la pression internationale est très forte et que pour lui, tout va mal", a-t-elle ajouté .

01/10/2006 - La guérilla des FARC a répondu ce dimanche à la démilitarisation proposée par le président colombien Alvaro Uribe, affirmant souhaiter "au plus tôt" un échange humanitaire entre les rebelles détenus et les otages tout en demandant à Bogota d'officialiser le retrait des troupes.
Dans un entretien à l'agence de presse Colprensa, le numéro 2 des FARCs (Forces armées révolutionnaires de Colombie), Raul Reyes, demande que l'échange humanitaire entre les guérilleros et les otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ait lieu "au plus tôt car beaucoup de temps a été perdu".

Le chef rebelle a en outre annoncé que les gouvernements du Venezuela et de Cuba, outre la France, la Suisse et l'Espagne, seraient invités comme garants des négociations.

Le ministre de l'Intérieur de la Justice Carlos Holguín a réagi au nom du gouvernement en déclarant qu'il voyait d'"un bon oeil" les paroles "intéressantes" du chef des rebelles. "Il me semble qu'un chemin commence probablement à s'ouvrir pour s'entendre sur les conditions d'un accord humanitaire", a ajouté le ministre, soulignant que "le sujet requiert prudence et patience" et que "seul le haut commissaire chargé de la paix pourra recommander au gouvernement de prendre un décret ou d'explorer d'autres alternatives", a-t-il ajouté.