Infos Octobre 2007

27/10/2007: Gustavo Moncayo est arrivé à Berlín (Allemagne) pour promouvoir l'échange humanitaire
Il a déclaré que ce qu'il avait surtout récolté en Europe, c'était la force de retourner en Colombie à de continuer à marcher ou d'attendre sur la Place Bolívar jusqu'à ce que l'échange humanitaire se fasse .
A Berlín, cinquième station de son parcours européen qui a commencé le 15 septembre, le professeur Gustavo Moncayo a déclaré qu'il commençait à sentir le besoin de rentrer en Colombie.
« En France, à Bruxelles, en Italie, au Vatican et ici dans la capitale de l'Allemagne, ils nous ont accueillis avec une solidarité et une générosité sans limites, mais il est aussi certain que les jours passent et que mon fils et les kidnappés continuent à être détenus dans les montagnes de Colombie" a déclaré l'enseignant. " Ici, je ne peux pas me déconnecter".
Nous avons obtenu quelque chose de très important, c'est de rapprocher la solidarité française envers Ingrid avec le drame des autres kidnappés de Colombie » a-t-il ajouté.
Et quand on lui demande ce qu'il a obtenu avec tout son périple, et s'il pense arriver à d'autres résultats, en Espagne et en Suisse, Moncayo laisse enfin échapper un grand sourire et explique que ce qu'il a récolté à mains pleines, c'est la force pour retourner en Colombie pour continuer à y marcher ou à attendre sur la Place de Bolívar jusqu'à ce que l'échange se fasse.
Moncayo a annoncé que, vers mi-novembre, quand il rentrera en Colombie, à moins que la liberté de son fils n'ait été entretemps obtenue, il resterait à Bogotá pour manifester pacifiquement au président Uribe et aux Farc qu'il faut « qu'ils soient sérieux » dans la recherche d'un échange humanitaire. « S'ils ne me prêtent pas une tente sur la Place Bolívar, alors je m'achèterai un parapluie », a--il conclu.

11/10/2007: Gustavo Moncayo a rencontré le Pape hier:
Gustavo Moncayo a brièvement rencontré le souverain Pontífice sur la place Saint Pierre après l'audition générale, et a échangé avec lui quelques mots.
Moncayo, qui était accompagné par sa fille Yuri Tatiana, a remis à Benoît XVI une vidéo de ses activités dans la lutte pour obtenir la libération des otages des Farcs et un tee-shirt avec la photo de son fils.
Connu comme "Le Marcheur de la Paix" après sa longue marche en Colombie pour demander un accord humanitaire, Moncayo est en Europe depuis la mi-septembre pour essayer d'internationaliser son mouvement. Après son entrevue avec le Pape, il a exprimé son désir de visiter la tombe de Jean-Paul II dans les grottes vaticanas.
Le professeur colombien avait eu la veille une entrevue avec le sous-secrétaire aux Affaires Etrangères d'Italie, M. Donato Disanto, à qui il a demandé les efforts de la diplomatie italienne pour qu'on arrive à la libération des 45 personnes aux mains des Farcs.
Pendant sa visite au Vatican et dans ses réunions avec le représentant de la diplomatie italienne, Moncayo a souligné que ses appels sont "non seulement pour la libération de son fils, mais de tous les kidnappés ".
Dans son voyage en Europe il dispose de l'aide de la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB).
Le fils de ce professeur colombien, Pablo Emilio Moncayo, est un membre de l'Armée colombienne, kidnappé pendant une action militaire en décembre 1997, il est considéré comme le plus ancien captif des Farcs.

11/10/2007: Selon des parents d'otages, Ivan Márquez et de Jorge Briceño "El Mono Jojoy" participeront aux entretiens avec avec le président Hugo Chávez:
Ils ont confirmé cette présence aux conversations qui se tiendront à Caracas avec le président Hugo Chávez.
Yolanda Pulecio, mère d'Ingrid Betancourt affirme que la réunion est d'importance du fait de la présence de ces émissaires de poids. "La sénattrice Piedad Cordoba est super-confiante, car même ceux qui voudraient entraver le processus ne le pourront pas, la force du président Chavez est d'un tel degré, et l'intérêt si grand que je me sens entre de bonnes mains, je dors tranquille", affirme Yolanda Pulecio.
Carlos Lozano, directeur périodique Voz, dit que les deux représentants des Farcs ont l'autorité et la capacité de mener à bon terme l'Accord Humanitaire.
"Ce sont deux membres du secrétariat des Farcs et s'ils doivent être ses représentants, ils disposent de l'autorité et de la capacité, suffisante pour arriver aux Accords qui sont nécessaires avec le président Chavez pour voir si on cherche des issues à l'Accord Humanitaire", a assuré Carlos Lozano. "La réalisation de l'accord humanitaire ne signifie pas nécessairement la paix pour le pays. On ne peut pas mélanger ni y mettre cette condition", a-t-il ajouté.
Pour sa part, Alvaro Leyva a signalé que dans la vie rien n'est inamovible, en se référant aux déclarations du président Alvaro Uribe à propos des points sur lesquels ne cédera pas le gouvernement dans la recherche de l'accord Humanitaire.

08/10/2007: Chavez demande à Uribe de permettre une réunion avec les FARCs:
Le président vénézuélien Hugo Chavez a demandé dimanche à son homologue colombien à permettre aux dirigeants des FARC de franchir sans encombre la frontière pour une réunion sur la libération des otages de la guérilla.
Selon lui, la réunion prévue le 8 octobre avec des dirigeants des FARCs a été reportée car le gouvernement colombien d'Alvaro Uribe a refusé de suspendre les opérations militaires.
Les discussions, auxquelles pourrait participer le commandant des FARC Manuel Marulanda, pourraient se tenir quelque part le long de la frontière, a précisé le président vénézuélien.
Il compte en rediscuter avec Uribe vendredi, lorsque ce dernier viendra inaugurer un gazoduc reliant les deux pays.
Chavez avait obtenu le mois dernier le feu vert d'Uribe pour jouer les médiateurs dans une tentative d'échanger 45 otages des FARC contre des guérilleros détenus.
Il n'a cessé de se montrer optimiste, mais de nombreux obstacles demeurent, dont l'exigence des FARCs qui veulent la libération de deux de leurs principaux dirigeants, détenus par les Américains.