Infos Mars 2007


28 mars 2007: Des délégués des 3 pays européens facilitateurs -Espagne, France et Suisse - auraient rencontré Raúl Reyes:
Selon le commissaire pour la Paix Luis Carlos Restrepo, les délégués des trois pays européens, Espagne, Suisse et France, qui cherchent un rapprochement entre les FARCs et le gouvernement colombien, se seraient réunis dans les dernières semaines avec le chef guérillero Raúl Reyes: "Des délégués de la commission internationale viennent d'avoir une réunion avec Raúl Reyes et ils l'ont fait sans problème", a indiqué Restrepo.

28 mars 2007: Les Farc seraient disposés à rencontrer les sept membres du Congrès des Etats-Unis:
Les FARCs viennent d'annoncer qu'ils seraient disposés à rencontrer les sept législateurs américains qui ont offert d'accompagner les discussions pour obtenir la libération des otages "échangeables", à condition que la rencontre se passe dans un territoire démilitarisé.
Les sept membres démocrates du Congrès américain avaient annoncé, début mars, qu'ils étaient disposés à accompagner les discussions pour la libération des otages aux mains des FARCs. Le Gouvernement du président Alvaro Uribe a accepté cette aide, qui pourrait être la clé pour entamer le processus et mettre fin à un drame de plusieurs années.
"Il est évident que, oui, nous sommes disposés à recevoir les sept congressistes démocrates américains dans la zone des deux communes démilitarisées," a déclaré le chef des FARCs, Raúl Reyes.
La guérilla exige d'Uribe qu'il retire l'armée et la police de deux municipalités, Florida et Pradera, pour que ses négociateurs et ceux du Gouvernement se réunissent pour discuter d'un accord humanitaire d'échange de prisonniers.

23 mars 2007: Le Président Uribe prend en compte l'offre des congressistes américains (voir info du 14/03/2007):
Le Haut Commissaire pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, a répondu en ces termes, par courrier, à une lettre envoyée par un groupe de membres du Congrès des Etats-Unis au Gouvernement colombien:. "Le Gouvernement de Colombie évalue votre proposition de vous porter garants dans la zone de sécurité où se dérouleront les dialogues, et votre volonté de contribuer par votre appui et vos conseils à ce que le dialogue soit un succès".
Sa lettre a été adressée aux représentants James P. McGovern, Janice D. Schakowsky, Raul M. Grijalva, Sam Farr, Peter Welch, Maurice Hinchey et William D. Delahunt.
Ce groupe de congressistes avait envoyé au gouvernement colombien une lettre dans laquelle ils exprimaient leur "intérêt d'obtenir la libération des personnes kidnappées détenues par les FARCs". Ils indiquaient également "leur appui à la proposition présentée par la France, la Suisse et l'Espagne en décembre 2005 pour une zone de sécurité qui permette le dialogue entre le gouvernement et les FARCs".

Commentaire:

Comme nous le présentions dans notre commentaire du 11 mars, il semblerait que les choses recommencent à bouger. En effet, si des pressions suffisamment fortes venant des Etats-Unis sont exercées sur le gouvernement colombien, on pourrait observer une évolution positive de sa position.
Il manque sans doute, pour amorcer le processus, un geste fort et significatif des FARCs, proclamé haut et fort, par eux, comme preuve de bonne volonté. Le gouvernement colombien, serait alors contraint de faire, lui aussi, un geste positif. Une fois le processus enclenché, on pourrait peut-être commencer à rêver que cette fois il aboutisse, mais les protagonistes rêvent-ils parfois d'un monde meilleur?

19/03/2007: Sans démilitarisation de Florida et Pradera, les FARCs refusent tout contact avec des émissaires colombiens:
Sans la démilitarisation des communes de Pradera et de Florida, le Secrétariat des FARCs annonce dans un communiqué daté du samedi 17 mars 2007, qu'il n'autorise aucune entrevue, ni avec des fonctionnaires du gouvernement, ni avec des personnes autorisées par celui-ci ".
Le 23 février dernier, Uribe a autorisé les parents des 57 otages que les FARCs proposent d'échanger à rechercher un contact direct avec cette guérilla, et pour cela a désigné Lucy de Gechen, conjointe de l'ex sénateur Jorge Eduardo Géchen, un des kidnappés.
"L'autorisation du Président pour que les parents établissent des contacts avec nos représentants pour parler de l'échange est la plus claire expression d'un atermoiement et démontre le total manque de volonté d'Álvaro Uribe concernant l'échange de prisonniers", a assuré Raül Reyes.

18/03/2007: Les FARCs libèrent le frère de l'actuel gouverneur du Caquetá:
Ce vendredi, Roberto Claros Pinzón, frère de l'actuel gouverneur du Caquetá, Juan Carlos Claros, a été libéré par les FARCs après 14 mois de captivité. Sa mère, Soledad Pinzón, a confié à Radio Caracol qu'elle avait trouvé son fils un peu amaigri, mais en bonne santé. Elle a affirmé qu'aucune rançon n'avait été versée pour sa libération.

14/03/2007: George W Bush souhaite que les otages américains soient libérés sains et saufs:
Le président des Etats-Unis, George W Bush, a exprimé le 12/03/2007 son désir que les trois citoyens américains kidnappés par les FARCs depuis quatre années soient libérés "sains et saufs".
La situation des trois contractants américains, aux mains des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARCs) depuis que leur avion avait été abattu dans la forêt colombienne, a été un des sujets abordées par Bush et son collègue Álvaro Uribe dans la réunion qu'ils ont tenue ce dimanche à Bogota. Bush a exprimé sa "préoccupation pour la sécurité, et pour les familles, des trois innocents qui sont restés détenus depuis trop longtemps".
Il a indiqué qu'il avait discuté de ce sujet avec Uribe et que tous deux avaient évoqué "des stratégies qui, nous l'espérons, parviendront à les libérer sains et saufs", bien qu'il ait paru écarter la possibilité d'une action militaire en indiquant qu'il fallait tenir compte "des sentiments exprimés par les familles".

14/03/2007: Sept membres du Congrès américain annoncent leur soutien en faveur de l'échange humanitaire:
Sept membres du congrès des ETATS-UNIS viennent d'envoyer une lettre (datée du 8 mars 2007) approuvant la proposition de trois gouvernements européens (Espagne, France et Suisse) pour une zone démilitarisée, où les négociations pour un "échange humanitaire" pourraient avoir lieu pour en fixer avec les FARC les modalités.
Ces représentants offrent même d'être présents dans la zone aux moments essentiels, afin de garantir le succès des entretiens. C'est jusqu'ici l'expression la plus claire de membres du congrès pour exprimer une volonté d'arriver à une solution négociée du problème des otages.

11/03/2007: Geste de bonne foi, et geste humanitaire, les FARCs ont libéré unilatéralement, le 9 mars, deux policiers.

Ils détenaient ces deux policiers depuis le 28 février, et les ont remis, conformément aux normes du Droit International Humanitaire à un délégué du CICR. Les commandants Cristian et Jaime du sixième front des FARCs ont indiqué à cette occasion que cela constituait le geste de bonne foi, attendu par le président URIBE, en faveur d'un échange.

Commentaire:

Le Président Álvaro Uribe considérera-t-il ce geste comme celui qu'il attendait pour enfin relancer des négociations en vue d'un échange humanitaire de prisonniers avec les FARCs?
On devrait savoir rapidement si c'est le cas car, lors de la visite du Président américain Georges Bush à BOGOTA dimanche, certaines conversations ont bien dû porter sur le sujet.
Certains analystes prétendent que les autorités américaines seraient maintenant plutôt favorables à l'amorce de négociations pour cet échange, à cause de la forte opposition du Congrès sur la politique d'aide à la lutte antiterroriste et antidrogue dont bénéficie la Colombie.

11/03/2007: Les Etats-Unis confirment une opération conjointe avec les forces colombiennes sur les terres d'influence des FARC
A la veille d'une visite du président George W. Bush en Colombie, l'ambassade américaine a confirmé que des soldats américains et colombiens ont effectué une opération militaire conjointe dans le sud du pays, où les rebelles des FARC détiennent trois sous-traitants militaires américains. Cet aveu rare intervient après la publication d'un article par le quotidien "El Tiempo" qui, citant des sources anonymes, affirme que deux habitants de la région ont été interrogés par les soldats américains et colombiens sur le lieu de détention des otages. Le porte-parole de l'ambassade Marshall Louis a déclaré que: "du personnel américain accompagnait des forces colombiennes dans le sud et c'est tout ce que je peux dire à ce sujet".

01/03/2007: Fernando Araújo demande à la Communauté internationale d'exiger avec force la libération des otages:
Le nouveau ministre des Relations Extérieures de Colombie, Fernando Araújo (qui avait échappé aux FARCs fin décembre), a demandé à la Communauté internationale d'exiger "avec beaucoup de force" de cette guérilla qu'elle libère les prisonniers qu'elle détient.
La libération des kidnappés doit être immédiate, a réclamé Araújo Perdomo. Le nouveau ministre a affirmé que: "le kidnapping est une infraction indigne et il est une infraction lèse-humanité".

Pour la sécurité des kidnappés, "l'idéal" est de concrétiser un accord humanitaire, "mais les options de recours à la force ne sont pas seulement une option, mais une obligation du gouvernement", a ajouté le fonctionnaire.