L'intransigeance démentielle du président Uribe pour arriver un échange humanitaire et à sa stratégie de sauvetage militaire au-dela de toute considération conduit à des tragédies comme celle dont nous vous informons.Des agences d'espionnage essayent de bloquer nos moyens Internet, pour empêcher la dénonciation de ces faits tragiques. Des forces militaires de l'État sont accompagnées de bandes paramilitaires et ils reçoivent l'appui de mercenaires étrangers.Le Commandement Occidental Conjoint des FARC informe que le 18 de ce mois, 11 députés de l'Assemblée de la Vallée qui avaient été capturés en avril 2002, sont morts au milieu d'un feu croisé quand un groupe militaire, non identifié jusqu'à présent, a attaqué le camp où ils se trouvaient.......Dans la région où se sont produits ces événements se sont développées depuis plusieurs semaines de vastes opérations conjointes de militaires et de paramilitaires, ce qui a provoqué de nombreux combats et l'augmentation croissante de la présence de forces officielles.Aux parents des députés décédés nous manifestons notre regret profond pour cette tragédie. Nous ferons tout notre possible pour qu'ils puissent récupérer les dépouilles mortelles aussi vite que possible.
28/06/2007: Selon les FARCs, 11 des 12 députés retenus otages depuis 2002 auraient été tués au cours d'une attaque le 18 de ce mois:
On apprend aujourd'hui par la page internet d'ANNCOL qui diffuse les communiqués des FARCs, que onze des douze députés enlevés en 2002 auraient été tués le 18 de ce mois au cours de combats avec un groupe militaire non identifié. Les victimes seraient: Juan Carlos Narváez, Jairo Trous, Alberto Quintero, Edinson Pérez, Héctor Arizmendi, Javier Giraldo, Ramiro Echeverri, Rufino Varela, Carlos Charry, Carlos Barragán, Nacianceno Orozc. Le seul survivant parmi les douze députés serait Sigifredo López.Certaines sources pointent la coïncidence de temps avec les combats que l'armée colombienne a livrés avec les FARCs le même 18 juin et au cours duquel a été tué Milton Sierra Gómez, alias 'J.J.', connu comme chef de la force Manuel Cepeda Vargas du Farc, et à qui on attribue justement le kidnapping des douze députés de la Vallée.
Paris a immédiatement réagi à ce communiqué affirmant que l'usage de la force pour libérer les otages en Colombie "doit être absolument proscrit". Le ministère français des Affaires étrangères qui oeuvre à la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a aussi estimé que "la détention arbitraire et prolongée d'otages est une atteinte intolérable aux droits de l'Homme les plus élémentaires". Les guérilleros des FARC, selon les témoignages d'anciens prisonniers, ont pour consigne d'éxécuter leurs otages en cas de tentative de libération par la force par les militaires.
Commentaire:
Nous attendons de nouvelles informations qui confirmeraient ou infirmeraient cette annonce. Il semble malheureusement que ce soit vrai, car on ne voit pas les raisons pour lesquelles les FARCs feraient un tel horrible mensonge.
Le nouvel ambassadeur de la France en Colombie, Jean-Michel MARLAUD, s'exprimait ainsi, hier, à Baranquilla:La France et, en général, la Communauté internationale, attendent un geste concret des FARCs, et "non un simple communiqué", prouvant ainsi leur intérêt réel à avancer vers un possible accord humanitaire, qui serait un premier pas avant d'envisager une future tournée de dialogues pour la paix.Evoquant la libération de GRANDA et la prise de position du G8, il a indiqué: "Nous en appelons aux FARCs pour qu'ils répondent par un geste semblable, nous espérons que s'il se produit, il permette un accord humanitaire. Et, si on arrive à ce point du chemin, on peut avancer vers un accord de paix ".Le diplomate a souligné l'importance de chacun de ces pas, qui doivent être accomplis dans l'ordre," et, par pitié, sans aucun retard". "Nous sommes dans l'attente de la réponse des FARCs. Nous attendons un geste, non un communiqué ", a-t-il ajouté.Il a insisté sur le fait qu'il était de leur responsabilité de faire ou non ce geste. "Il y a un tas de gestes qu'ils peuvent faire. Il est évident que nous lui accorderions beaucoup d'importance si ce geste était une preuve de vie d'Ingrid Betancourt, ou la libéreration d'Emmanuel (l'enfant de Clara Rojas, né en captivité)".Notamment, il a rappelé que depuis l'année 2003 on n'avait pas de preuve de survie d'Ingrid. "C'est pourquoi nous disons qu'un des gestes que les FARCs pourraient faire, serait de donner une preuve de vie d'Ingrid. Les FARCs allèguent ne pas pouvoir la fournir à cause des conditions de sécurité, et parce qu'ils se trouvent au coeur de la forêt. Et ils ajoutent qu'il serait dangereux de l'envoyer dans ces conditions. Mais, d'autre part, Granda est à Cuba depuis quelques jours et a déjà reçu des lettres d'eux. S'il est tellement facile d'envoyer une lettre à La Havane, il ne doit pas être beaucoup plus difficile d'envoyer une photographie ou une vidéo qui démontre qu'Ingrid est vivante ".
Le Chef de l'État colombien a réaffirmé que les négociations entreprises depuis Havane par celui qu'on appelle "conseiller" des FARCs, étaient non seulement consacrées à la libération des kidnappés, mais aussi à la recherche d'un début de dialogue de paix avec cette guérilla.Uribe a également réaffirmé que la libération de Granda avait été effectuée à la demande expresse du gouvernement français et que la fonction réelle du "conseiller" était d'obtenir la paix avec les FARCs."Le gouvernement lui a demandé de ne pas agir clandestinement, mais face au pays, à la communauté internationale et aux media, et qu'il oeuvre comme gestionnaire de paix" a dit Uribe lors d'une cérémonie militaire. Il a ajouté que ces décisions correspondaient "à l'esprit humanitaire qui doit régner dans cette patrie de principes démocratiques".
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Cette proposition de recherche de paix correspond à une demande des FARCs exprimée en octobre 2006 et acceptée alors par le gouvernement colombien (voir 02/10/2006 et 03/10/2006).Elle pourrait offrir une "porte de sortie" honorable pour les FARCs qui actuellement, laminées par l'armée, n'ont plus qu'une très relative protection grâce à leurs otages.Pour continuer d'exister, ormis des attentats urbains (qui semblent augmenter actuellement), les FARCs ont de moins en moins de perspectives d'actions militaires d'envergure, et aucune de victoire finale. Ils risquent donc, à la longue, de sombrer définitivement dans les délits de droit commun bien éloignés de leur idéologie initiale.Sachant cela, les FARCs pourraient avoir pour objectif de rentrer de nouveau dans la vie politique officielle du pays. C'est ce qui leur est peut-être proposé ici, mais qui ne pourrait se faire qu'avec des garanties sérieuses de sécurité.Pourquoi pas? on annonce bien la possibilité pour les démobilisés de l'AUC de participer aux prochaines élections.
Paru, daté du 21/06/2007, sur le site des FARCs: Pactiser l'échange de prisonniers reste priorité.Si le gouvernement national s'engage à laisser une liberté inconditionnelle à Rodrigo Granda et il lui accorde des garanties suffisantes pour sa mobilité en vue de contacter directement notre Secrétariat, sans escorte officielle, ni radios, ni téléphones satellites, nous considérerions sa nomination comme vérificateur des FARCs pour la démilitarisation de Florida et Pradera, en vue de l'échange humanitaire, tâche spéciale qu'il accomplirait en compagnie de témoins internationaux et nationaux d'organisations populaires et familiales des prisonniers.Une fois qu'ils auraient vérifié le retrait de la force publique, des guérilleros du secteur le confirmeraient, et aussitôt après, le Secrétariat des FARCs convoquerait par communiqué les émissaires du gouvernement pour effectuer la rencontre où il nous faudrait décider des noms, des garanties, mécanismes et moyens pour l'échange.Nous saluons l'intérêt manifesté par différents secteurs et gouvernements du monde qui ne sont pas tombés dans le piège uribiste de nier le conflit social et armé qui oppose l'État et la Révolte Révolutionnaire depuis 43 ans, et la remarquable gestion du Président Nicolas Sarkozy et la persévérance des émissaires de l'Espagne, la France et la Suisse.Nous réaffirmons qu'un grand apport des gouvernements du monde à la paix en Colombie serait la reconnaissance des FARC-EP comme Force Belligérante.
Commentaire:
L'État-major des FARCs, bien que campant fermement sur ses positions, a entrouvert une fenêtre en acceptant de désigner le chef guérillero Rodrigo Granda comme "vérificateur" de la démilitarisation des deux municipalités du Sud-ouest de la Colombie, préalable posé à tout accord humanitaire sur les otages.Le gouvernement colombien campe également sur sa position de refus de toute démilitarisation. Le président Uribe a ainsi rejeté le plan "Retour à la maison" d'Álvaro Leyva qui proposait l'instauration d'une "région de cohabitation nationale" où se négocierait l'échange. Il a considéré qu'une telle "région" était en fait une zone démilitarisée présentée sous un autre nom.Il n'y a donc pas d'évolution officielle apparente des positions des parties. Cependant, en raison de la quasi-nécessité pour elles "d'évoluer", pour des motifs spécifiques à chacune, on peut raisonnablement penser que des tractations secrètes ont bien lieu actuellement.
Une proposition secrète concernant l'échange humanitaire a été présentée mercredi matin à Álvaro Uribe par Álvaro Leyva.Le négociateur de paix avec les FARCs a dit que pour le moment il ne révélerait pas les détails de cette proposition par laquelle on espère que les parties concrétisent l'échange humanitaire. Cette proposition va être également soumise au secrétariat des FARCs qui a demandé au gouvernement la démilitarisation de deux communes du sud-ouest du pays comme condition pour remettre en liberté les kidnappés qu'ils maintiennent en leur pouvoir.
Le Brésil est disposé à collaborer "selon les possibilités" à la recherche de la paix en Colombie si ce pays le sollicite, a dit hier, le conseiller de la Présidence aux affaires internationales, Marco Aurelio García."Le gouvernement brésilien a toujours dit qu'il était disposé à collaborer à la recherche d'une solution", a indiqué García à des journalistes. Parmi les formes d'aide, il a cité la possibilité que les négociations entre les parties soient effectuées sur le sol brésilien et aussi "un éventuel accueil de prisonniers" en qualité de réfugiés.A propos d'informations de presse selon lesquelles des unités des FARCs seraient actuellement acculées par l'armée colombienne au voisinage de la frontière brésilienne, Marco Aurelio García a dit de manquer d'informations.L'ambassadeur colombien à Brasilia, Mario Galofre a indiqué: "Si les guérilleros entrent en territoire brésilien", il faudra "un accord" de collaboration entre les deux pays.
Rodrigo Granda est parti, ce lundi, pour Cuba après être resté 13 jours au siège de la Conférence Épiscopale à Bogota. Le chef guérillero avait été libéré par ordre du président Alvaro Uribe, après que ce derlier eût reçu une demande en ce sens du président français Nicolas Sarkozy.Lors d'interviews, Granda avait annoncé qu'il se rendrait à Cuba pour des raisons de santé et non comme négociateur de paix. Il a cependant laissé entendre qu'il se rendait à Cuba sur ordre du secrétariat des FARCs.Le départ de Granda a eu lieu aux premières heures de la matinée, en compagnie du père Darío Echeverry, membre de la Commission de Conciliation de l'Église Catholique.L'écclésiastique a affirmé sa confiance dans la possibilité que des négociations menées avec la participation de Granda permettent un rapprochement avec les FARCs en vue d'obtenir un accord humanitaire.
Des représentants de la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) ont rencontré le 13 juin le Ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, pour un premier contact depuis sa prise de fonction.Le porte-parole de la Fédération, Olivier Roubi, a expliqué que, parmi les nouvelles pistes proposées figure la recherche de la collaboration de pays qui, comme la Suède, n'ont pas déclaré les Farc comme terroristes. 'Ces pays pourraient être utiles au moment de travailler pour un accord humanitaire', a indiqué Olivier Roubi.
=>L'ex-mari d'Ingrid Betancourt, Fabrice Delloye, exige des preuves de vie de la part des FARCs:
Il a estimé dans une interview parue jeudi que si des "preuves de vie" d'Ingrid n'étaient pas "rapidement" apportées par les FARCs qui l'ont enlevée, ses proches seraient "réduits à penser" qu'elle est morte. "Jusqu'à notre dernier souffle, on garde l'espérance de la vie. Mais nous sommes extrêmement inquiets. Si les preuves de vie ne nous sont pas apportées rapidement par les FARCs, alors nous serions réduits à penser qu'Ingrid est décédée", a déclaré Fabrice Delloye au quotidien Le Parisien. "Il n'y aurait plus de justifications à la croire vivante".
Commentaire:
Cette intervew a provoqué de grandes inquiétudes chez un certain nombre de nos sympathisants.A notre connaissance, aucun fait nouveau n'est venu remettre en cause l'espoir apporté par les révélations du policier évadé, John Frank Pinchao.Cette annonce médiatique laisse sous-entendre un abandon de la lutte familiale au cas où des preuves de vie ne seraient pas fournies rapidement par les FARCs, avec pour conséquence un possible désengagement du gouvernement français.Cette affirmation a sans doute pour objet de mettre une pression supplémentaire sur les FARCs afin de les faire "bouger" un peu.En tout état de cause, la production de cette preuve de la part des FARCs est bien un élément nécessaire pour justifier les missions de bons offices du gouvernement français.
Raúl REYES a affirmé qui il n'y avait eu aucun compromis entre les FARCs et le gouvernement français, et que son élargissement avait été un geste unilatéral.La demande de Nicolas Sarkozy ouvrait l'espoir de trouver une voie pour obtenir la libération de 60 des otages aux mains de la guérilla.Alfredo Rangel, directeur de la fondation Sécurité et Démocratie, qui analyse le conflit colombien, a déclaré que ce devait être une initiative du gouvernement français, qui n'était pas connue préalablement des FARCs, pour que Granda puisse exercer un rôle d'intermédiaire entre le gouvernement français et le secrétariat des FARCs. Selon Alfredo RANGEL, au cours des prochaines semaines ou mois on pourrait assister à des avancées sur l'échange humanitaire.
Rodrigo Granda s'est déclaré confiant dans la possibilité que le secrétariat des FARCs l'autorise à oeuvrer à la recherche d'un accord humanitaire avec le gouvernement, tandis que la France a assuré que les efforts pour obtenir la libération des otages aux mains de la guérilla se poursuivaient.Au lendemain de la réponse des FARCs par la voix de Raúl REYES concernant l'accord humanitaire éventuel, se sont produits plusieurs faits qui démontrent qu'on à travailler sur le sujet. Rodrigo GRANDA a indiqué: "J'espère pouvoir bientôt rencontrer le secrétariat des FARCs pour déterminer quelle sera ma tâche"La France par le biais de son nouvel ambassadeur à Bogota, Jean-Michel Marlaud a également insisté: "Pour la France, la paix en Colombie est une priorité".
Mauricio Lizcano, coordinateur de la Commission, a dit que Granda a accepté l'audition spéciale pour parler de sujets comme l'accord humanitaire et pour que les congressistes lui livrent des propositions et lui formulent des inquiétudes sur des points particuliers."Le communiqué du Farc sur l'accord est ferme dès qu'il parle de dialogues seulement par le biais de son Secrétariat. Mais nous croyons que nous pouvons explorer de nouvelles formules et échanger des avis qui peuvent ouvrir de nouveaux espoirs ", a dit Lizcano.La réunion a été élaborée avec l'assentiment de la Conférence Épiscopale colombienne et la réponse positive de Granda, qui n'ont pas rejeté la rencontre exploratoire.De la même manière on a informé le gouvernement par le biais du ministre de l'Intérieur et du Commissaire pour la Paix, pour qu'il ait connaissance de la réunion avec l'ex-détenu comme négociateur spécial éventuel de l'accord humanitaire.
Le chef guérillero Rodrigo Granda, « ministre des Affaires étrangères » des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), a été libéré de prison lundi.M. Granda, le plus haut dirigeant des FARC détenu par le gouvernement, est monté dans un hélicoptère en compagnie du haut-commissaire du gouvernement pour la paix, Luis Carlos Restrepo, pour se rendre au siège de l'épiscopat colombien, à Bogota.Son avocat, Me Miguel Gonzalez, a reconnu que le guérillero pourrait accepter un « refuge au sein de l'Église ».Plusieurs médias colombiens avaient annoncé un peu plus tôt sa libération par la présidence colombienne. Selon eux, M. Granda aurait été relâché pour apporter des "preuves de vie" de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt.La France, l'Espagne et la Suisse encouragent les FARC à répondre à cette initiative de manière constructive.
Commentaire:
Suite à cette libération, les FARCs pourraient se laisser aller à faire le premier geste de bonne volonté qu'on attend d'eux: libérer Clara ROJAS et son fils Emmanuel.Un tel geste leur permettrait, avec l'aide des pays "amis" de reposer des conditions, peut-être légèrement différentes pour être acceptables, à des discussions sur l'échange humanitaire.Si l'annonce en intervenait avant le 7, date du voyage du président Uribe aux Etats-Unis (TLC), et dans l'hypothèse où le Congrès américain est bien engagé en faveur de ces négociations (certains de ses membres le sont), on pourrait voir la situation évoluer favorablement.Pour le reste, on ne peut pas s'attendre à un dénouement rapide car un des soucis principaux de la guérilla est certainement d'obtenir des garanties pour son propre avenir, à divers points de vue, et ce ne sera pas facile.