Infos Avril 2007


29/04/2007: Le président colombien Alvaro Uribe accepte une zone de rencontre avec les FARCs mais pas sa démilitarisation:
Le président colombien, Alvaro Uribe, a accepté vendredi la concrétisation d'une zone de rencontre avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARCs) après qu'ils aient fourni des preuves de vie des 12 députés kidnappés en 2002.
Le gouvernement a accepté une zone de rencontre, mais pas la démilitarisation des régions, pour entamer les dialogues de paix. "Le gouvernement ne peut pas entreprendre la démilitarisation de la Pradera et Florida. Non, cela me peine, mais non ", a souligné le président pendant un Conseil communal dans la ville de Cali (sud-ouest), où des parents de kidnappés ont visionné une vidéo preuve de leur survie.

En commentant la proposition des otages sur une éventuelle assistance des États-Unis et du Venezuela, Uribe a rappelé qu'il avait autorisé l'Espagne, la France et la Suisse à gérer des rapprochements avec la guérilla. Il a ajouté que les délégués connaissaient les accords avec l'Exécutif et travaillaient en son respect. Le gouvernement s'oppose également à ce que les rebelles libérés retournent aux rangs des FARCs après un échange humanitaire.


28/04/2007: Les FARCs, par une vidéo montrée au siège de l' Assemblée de la Vallée du Cauca, tentent de relancer des négiciations:
Une vidéo des députés enlevés en 2002, émanent des FARCs, a été présentée hier au siège de l'Assemblée de la Vallée du Cauca, en présence de leurs familles.
Dans cette vidéo, les députés disent que la menace d'une tentative de sauvetage militaire renforce leur souffrance. Ils ont insisté sur le fait qu'il convenait qu'Uribe permette la démilitarisation pour 30 ou 45 jours du territoire de Pradera et Florida que les rebelles posent comme préalable à l'ouverture des négociations d'un accord d'échange humanitaire.

Ils ont aussi indiqué qu'ils considéraient comme nécessaire qu'au groupe de pays autorisés par le gouvernement à gèrer l'ouverture d'une négociation (Espagne, France et Suisse) se joignent les Etats-Unis, qui ont trois de leurs nationaux otages.

La réponse immédiate du gouvernement colombien, par la voix de son ministre de la Défense, Juan Carlos Santos, a été que toute démilitarisation était inacceptable et que son gouvernement en avait déjà suffisamment expliqué les raisons.


27/04/2007: S'exprimant sur le sort des infirmières bulgares, Nicolas Sarkozy évoque également le cas d'Ingrid Betancourt:
Les candidats à la présidentielle française ont reçu les parents des infirmières bulgare et leur ont apporté leurs soutien.
C'est à cette occasion que Nicolas Sarkosy à évoqué le cas d'Ingrid Betancourt.
Il a déclaré qu'il "n'oubliait pas non plus" Ingrid Betancourt, qui "vit le martyre depuis cinq ans". "Les Américains doivent prendre leurs responsabilités et le président Uribe également. Il faut aller chercher Ingrid Betancourt et la sortir de là c'est une question de principe", a-t-il dit.

Commentaire:

Cette déclaration nécessiterait pour le moins quelques éclaircissements. En effet, les termes employés : "aller la chercher" font plus penser à une action par la force qu'à une négociation. On pourrait craindre, à la lecture de cette déclaration que la position soutenue ne soit celle-ci: les américains et Uribe doivent monter une opération pour libérer Ingrid, et en assumer les conséquences....Qu'en est-il réellement?

24/04/2007: Le Secrétaire Général de l'ONU est disposé à aider les efforts de paix en Colombie:
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est disposé à aider dans les tâches de médiation pour obtenir la paix en Colombie, ont indiqué aujourd'hui des sources de l'organisme international.
La porte-parole de l'ONU, Michelle Montas, a informé aujourd'hui qu'une délégation colombienne, dirigée par le vice-président Francisco Santos, et le chancelier Fernando Araújo, se sont réunis hier avec le sous-secrétaire général aux Affaires Politiques, Lynn Pascoe, et autres hauts fonctionnaires de l'organisme.
La réunion a permis "un échange ouvert et constructif de points de vue sur le travail de l'ONU en Colombie, ainsi que sur l'état du processus de paix dans le pays", a indiqué la porte-parole. Dans ce contexte, elle a ajouté, "les hauts fonctionnaires de l'ONU ont exprimé la volonté du Secrétaire Général d'utiliser ses bons offices pour soutenir une solution négociée au conflit".
La délégation colombienne, selon la porte-parole, a répondu que "'s'il existait les conditions appropriées, cette contribution du Secrétaire Général serait intégrée aux efforts de paix.
Ce n'est pas la première fois qu'un secrétaire général de l'ONU s'offre pour négocier dans le processus de paix colombien. Son prédécesseur, Kofi Annan, a offert à plusieurs reprises ses bons offices au président colombien, Alvaro Uribe, et à la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARCs), au cas où le groupe rebelle serait disposé à négocier.

21/04/2007: Jacques Chirac appelle à un "dénouement heureux" pour Ingrid Betancourt
Jacques Chirac a "remercié" ce vendredi le président vénézuélien Hugo Chavez de "continuer à prendre toutes les initiatives possibles pour favoriser un dénouement heureux et pacifique de la tragédie" vécue par Ingrid Betancourt. Lors d'une conversation téléphonique avec son homologue, le président français a en particulier plaidé pour "la recherche d'un accord humanitaire", selon son porte-parole Jérôme Bonnafont.

18/04/2007: L'Union Européenne soutient les négociation pour la libération des kidnappés en Colombie:
L'Union Européenne soutient une négociation entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARCs) pour obtenir la libération des otages des Farcs, a annoncé hier la presse locale à Bogota.
La Commissaire aux Relations Extérieures de l'Union Européenne, Benita Ferrero-Waldner, en visite pour deux jours en Colombie, a déclaré au journal El Tiempo que, bien que la décision soit du seul ressort du gouvernement colombien, "le mieux serait une négociation". "Nous l'avons toujours dit, mais c'est finalement le gouvernement colombien qui va devoir décider. Nous préférerions la négociation, nous craignons qu'on mette en danger la vie des kidnappés ", a-t-elle déclaré.
La Commissaire a aussi exhorté les Farc à démontrer qu'ils ne sont pas un groupe terroriste.
Elle a ajouté que l'Union Européenne espérait que, durant le second mandat du président Alvaro Uribe Vélez, on arrive à conclure un accord en faveur des kidnappés.
Pendant sa visite de deux jours, la Commissaire européenne présentera la stratégie de coopération avec la Colombie pour les prochaines six années, stratégie qui vise à venir en aide aux victimes de la violence.

11 avril 2007: Bogota autorise de nouvelles démarches européennes pour les otages BOGOTA:
Le président colombien Alvaro Uribe a autorisé la France, la Suisse et l'Espagne à faire de nouvelles "démarches" pour la libération des otages retenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARCs). Il n'a pas précisé la nature des "facilités" accordées.
"J'ai récemment rencontré des représentants des pays amis. Ils m'ont demandé de nouvelles autorisations pour des démarches, mais ne nous ont soumis aucune proposition", a déclaré M. Uribe, interrogé par la station de radio colombienne Caracol. "Ils nous ont demandé de nouvelles autorisations qui ont été octroyées mais ne nous ont absolument pas fait part de nouveaux résultats", a-t-il souligné.
En 2005, la France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé des négociations à Pradera et Florida, dans une zone démilitarisée de 480 km2 à créer, en vue d'un "échange humanitaire" d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables exigées par les deux camps ont fait échouer cette initiative jusqu'ici. Les rebelles ont réaffirmé en mars dernier qu'aucune négociation n'était possible sans le retrait préalable de l'armée des deux municipalités, situées dans le sud-ouest de la Colombie.

02 avril 2007: les USA auraient changé leur position sur le problème des otages de Colombie:
Les Etats-Unis auraient modifié leur position dans le cas des kidnappés de Colombie et soutiendraient maintenant un accord humanitaire avec la guérilla pour permettre leur libération, a affirmé l'ex président colombien Ernesto Samper (1994-1998).
L'ex président a affirmé, dans des déclarations diffusées ce jeudi à des journalistes, que de vastes secteurs aux USA soutiendraient maintenant l'idée d'établir une zone de rencontre pour avancer dans un échange humanitaire. "D'une certaine manière le gouvernement américain a déjà modifié son ancienne position, et est en faveur de l'échange humanitaire", a déclaré Samper, au cours d'une visite au port de Barranquilla, dans les Caraïbes colombiennes.
Il a rappelé la lettre des sept membres du Congrès des Etats-Unis qui demandent au président George W. Bush de soutenir l'accord pour rendre possible la libération des otages aux mains des rebelles.
Les Etats-Unis se sont déclarés partisans d'un sauvetage militaire des otages, position qui, selon Samper, pourrait avoir changé - les USA pourraient maintenant être plus disposés à soutenir un accord humanitaire. L'ex mandataire a considéré que dans ce cas, le président Uribe "pourrait revoir sa position". Selon Samper, il est important que le gouvernement colombien "écoute l'appel des pays amis (France, Suisse et Espagne) et que l'on constitue une zone internationale de rencontre humanitaire". Ce serait une zone de 400 kilomètres carrés qui serait démilitarisée pendant 45 jours, avec la présence d'observateurs internationaux, ce qui garantirait que la zone en question serait utilisée seulement pour la négociation.