Infos Août 2006
Raül Reyes réfute les allégations, parues dans la presse, selon lesquelles, il y aurait eu un rapprochement entre les FARCs et le gouvernement d'Alvaro Uribe.Il prétend que ces bruits qui courent sont des manoeuvres politiques destinées à accréditer l'idée qu'il existe une atmosphère favorable concernant l'accord humanitaire.Il a cependant signalé que pour se présenter au Congrès, il devrait y avoir des garanties spéciales de sécurité, car dans le cas contraire, ce serait extrèmement risqué.
note: Le dernier point montre qu'il y a une possibilité "d'ouverture" si des garanties sont données.
Raül Reyes a admis que Les FARCs ne renonçaient pas à chercher des rapprochements avec le gouvernement du président Alvaro Uribe, ni même à se rendre au Congrès, à l'invitation de la présidente Dilian Francisca Toro, si toutefois, la sécurité était garantie.
Il a confirmé des communications entre son organisation et les trois pays européens, Espagne, France et Suisse, en précisant que leur rôle se bornait à une aide et à des recommandations, les règles d'un accord ne pouvant être établies qu'entre le gouvernement et les FARCs.
Dans une interview accordée au Figaro jeudi, le numéro 2 des Farc, qui détiennent en otage la Franco-Colombienne, indique que les négociations pour sa libération sont «au point mort». «Tout ce que je sais c'est qu'elle va bien». Raul Reyes, le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) donne des nouvelles rassurantes de l’otage franco-colombienne, Ingrid Betancourt. Il ajoute cependant : «Si l'on peut dire 'bien' dans les conditions où elle se trouve : dans la jungle, avec l'humidité, les moustiques, les abeilles, les guêpes, l'impossibilité de communiquer avec sa famille».
Le gouvernement colombien, par la voix du Haut Commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, affirme que durant les dernières semaines, des rapprochements ont eu lieu avec la guérilla des FARC pour arriver à un accord de type humanitaire. Selon Luis Carlos Restrepo, ces rapprochements représentent "des avancées énormes", bien qu'il se soit abstenu d'entrer dans les détails en indiquant que ce processus demandait de la "discrétion". Restrepo a déclaré que les contacts que le gouvernement maintenait avec plusieurs personnes à la recherche de cet objectif se sont intensifiés depuis la fin de mai dernier . Ces réunions se sont tenues "de manière secrète mais permanente et constante, en stabilisant le terrain", a commenté le fonctionnaire dans une entrevue avec des journalistes locaux.
L'ex-président Ernesto Samper a demandé au président Uribe de neutraliser de façon unilatérale les communes de Pradera et Florida pour permettre à l'accord sur l'échange humanitaire d'avancer. Il a déclaré sur Radio Caracol, qu'on n'avait pas besoin d'autres contacts ni de pré-contacts avec la guérilla pour l'accord humanitaire. Il a soutenu que la proposition de la présidente du Congrès, Dilian Francisca Toro, de commencer par des visites médicales était importante, mais que cela nécessitait un mécanisme pratique pour se mettre d'accord.
Le Congrès colombien a proposé ce lundi qu'une mission médicale indépendante constate l'état de santé des sequestrés aux mains de la guérilla des FARCs, comme un pas préalable à l'échange éventuel de ces personnes contre des rebelles emprisonnés.
Raül Reyes porte-parole des FARCs a certifié qu'il n'existait aucune possibilité de rapprochement des FARCs avec le gouvernement sans la garantie de la neutralisation des municipalités de Florida et Pradera. Sans cette condition, on est loin de tenir les conditions réelles de l'accord attendu, a-t-il dit. Il a également affirmé que les supposées conversations discrètes de son organisation avec des agents du gouvernement étaient fausses.
Le président de la Conférence Episcopale de Colombie, Monseigneur Luis Augusto Castro, a révélé les avancées positives pour un possible échange humanitaire entre le gouvernement et les FARCs dans les deux municipalités de Pradera et Florida, département de La Vallée. Dans le même temps, l'ex-ministre Augusto Ramirez Ocampo, a demandé aux pays amis d'officialiser la proposition pour la neutralisation de ces localités.
Selon une revue très proche du pouvoir, le gouvernement du président Álvaro Uribe serait disposé à entamer avec les FARC un processus de paix qui conduirait à la libération d'au moins 62 personnes kidnappées par le groupe armé.
14/08/2006: Un chef paramilitaire incite à des pourparlers avec les rebelles
Le dernier chef paramilitaire influent à désarmer dans le cadre de l'accord de paix a déclaré que le conflit persistant avec les guérillas marxistes ne pourrait se terminer qu'à la table des négociations et non pas sur le champ de bataille.
Les Farc ont rejeté la proposition faite à ses dirigeants de venir au Congrès de la République pour discuter de l'accord humanitaire, et ils affirment à nouveau qu'il n'y aura pas de possibilité d'accord pour libérer les kidnappés tant qu'Álvaro Uribe sera président.
L'organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW) a diffusé, mardi 8 août, une lettre ouverte au président colombien, Alvaro Uribe (droite), au moment où celui-ci commence son deuxième mandat. L'ONG basée à Washington dénonce l'écart entre les professions de foi démocratiques de M. Uribe et les politiques conduites par son premier gouvernement (2002-2006).
La presidente du Congrès de la République a invité ce mardi les chefs de la guérilla des Farc à venir parler de paix au Capitole, le siège du Pouvoir Législatif.
Avec la proposition de créer une Commission spéciale, le Congrès colombien cherche aujourd'hui à accélérer et à obtenir un Accord Humanitaire (échange de prisonniers) entre le gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).