Nicolas Sarkozy s'est entretenu au téléphone d'Ingrid Betancourt et de la situation des autres otages en Colombie avec le président vénézuélien Hugo Chavez, a annoncé vendredi le porte-parole de l'Elysée David Martinon.Lors de cet entretien à son initiative, le président français a apporté «son plein soutien» à la démarche de M. Chavez et l'a assuré de sa «volonté d'accompagner ses efforts en accord avec le président colombien Uribe», selon l'Elysée.Le président vénézuélien a manifesté ces dernières semaines sa disponibilité pour contribuer à apporter une solution humanitaire à la question des otages détenus par les FARCs en Colombie. Les deux présidents sont convenus de «rester en contact le plus étroit possible», selon M. Martinon.Nicolas Sarkozy doit par ailleurs s'entretenir cet après-midi au téléphone avec le président colombien Alvaro Uribe, a précisé le porte-parole de l'Elysée. Ces initiatives «témoignent de la mobilisation du président de la République pour obtenir libération des otages en général et de notre compatriote en particulier», a souligné M. Martinon.
Suite à l'interview du numéro deux des FARCs, Raúl Reyes, publiée dimanche et lundi par le journal Clarin, le gouvernement d'Alvaro Uribe a rejeté la possibilité que la guérilla marxiste puisse participer à une administration éventuelle du "Pôle Démocratique Alternatif", opposition de centre-gauche, après les élections présidentielles de de 2010.Le gouvernement "condamne énergiquement l'intention des FARCs de combiner les formes de lutte et d'intervenir dans les élections démocratiques du pays", a indiqué énergiquement un communiqué de la Présidence qui a souligné que: "Le gouvernement ne permettra pas qu'aucun acteur armé illégal n'interfère, par les armes, à la libre détermination démocratique des colombiens du 28 octobre prochain".Ce qui est curieux dans ce communiqué, c'est qu'il parle des élections régionales et parlementaires d'octobre, alors qu'à aucun moment de l'entrevue avec Clarin, Reyes ne s'est référé à ces élections.Quant à la visite de Hugo Chávez à Bogota, vendredi, comme médiateur entre les FARCs et le gouvernement, pour voir s'il est possible de réaliser un accord, hier, des bruits ont circulé, selon lesquels la guérilla aurait déjà fait parvenir sa proposition sur un échange éventuel.
Commentaire:
Point intéressant, une nouvelle fois les FARCs confirment leur volonté de rentrer dans la vie politique "normale" du pays, ce qui implique un accord de paix, et l'abandon de la lutte armée.Il parait évident que cela fera partie des négociations sur l'échange humanitaire, ç'en est peut-être même un point essentiel.La tournure de ce communiqué, "curieuse", comme qualifiée dans l'article, semble ouvrir une porte à des négociations dans ce sens.
Les dépouilles mortelles des 11 députés de la Vallée du Cauca, tués en juin, seront remises samedi prochain à une commission humanitaire. C'est ce qu'a annoncé Radio Caracol, indiquant que ce serait dans un lieu situé sur le territoire de la commune de Corinto, dans le département du Cauca.Le journaliste a affirmé que les services de renseignement savent que la remise des corps aura lieu ce prochain week-end, et que ces derniers jours on avait observé des mouvements de membres de la guérilla dans la zone, se préparant à la remise des dépouilles.
Commentaire:
Etrangement, le lieu indiqué se situe à quelques kilomètres seulement (~15) de Florida, une des deux communes dont les FARCs demandent la démilitarisation pour un échange humanitaire.
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont accepté le principe de négociations au Venezuéla, mais affirmé que toute libération d'otages devrait avoir lieu en Colombie, selon une interview publiée dans un journal argentin.Cette déclaration fait suite à une offre du président vénézuélien, Hugo Chavez d'accueillir dans son pays des pourparlers sur la libération des otages des Farc."Nous réclamons toujours la démilitarisation des régions de Pradera et de Florida, et nous demandons au président Chavez d'utiliser son poids politique en ce sens. Ceci nous permettrait de participer aux pourparlers et de parvenir à un accord de libération des prisonniers" a cependant déclaré Reyes au quotidien argentin Clarin.
Le président du Vénézuéla Hugo Chávez a annoncé qu'il avait eu un premier contact avec la guérilla des FARCs, pour entamer sa médiation avec le groupe insurgé en vue d'obtenir un échange humanitaire.Le Chef d"Etat vénézuélien n'a pas révélé avec quels membres du groupe partisan il avait été en relation, toutefois, il y a moins d'une semaine, le périodique El Universal de Caracas avait indiqué que le chef de l'exécutif avait dialogué avec Raúl Reyes, membre du secrétariat des FARCs.La participation du président Chávez au processus d'échange humanitaire sera précisée le 31 Août prochain après sa réunion à BOGOTA avec le Président colombien Álvaro Uribe.
Nicolas Sarkozy a affirmé vendredi que la France "ira chercher Ingrid Betancourt" comme elle l'a fait pour les infirmières bulgares."Bien sûr qu'on ira chercher Ingrid Betancourt aussi, et que je me battrai de toutes mes forces pour libérer cette femme injustement retenue dans des conditions épouvantables depuis cinq ans, parce que c'est mon devoir de le faire", a lancé le chef de l'Etat lors d'un déplacement à Arcachon (Gironde)."Chaque fois qu'une personne est poursuivie ou maltraitée dans le monde, pour moi elle est française", a réaffirmé M. Sarkozy.
Le ministre vénézuélien a indiqué que cette affaire serait manipulée avec la plus grande prudence pour éviter que n'échoue la tentative de médiation entre le Gouvernement colombien et le groupe insurgé.Entre-temps, depuis Caracas, la journaliste du journal "El Universal", María Lilibeth La Corte, affirmait sur RCN qu'une "importante source" du gouvernement vénézuélien lui avait confirmé le premier contact du président Hugo Chávez avec le "secrétariat" des FARCs.A Bogota, la fondation qui regroupe les parents des kidnappés, Asfamipaz, a affirmé que les rapprochements entre le président Chávez et les FARCs, étaient en bonne voie. "Le président Chávez nous a demandé beaucoup de prudence afin d'éviter que ne s'élèvent des voix qui pourraient compromettre le rapprochement du président Uribe et des FARCs", a souligné Marleny Orjuela.
Commentaire:
La discrétion semblant de rigueur côté vénézuélien, on n'aura une indication officielle que quand les parties en causes seront d'accord pour diffuser l'information.
Raúl ReyesMoins de 24 heures après l'appel d'Hugo Chavez lancé à la guérilla des FARCs de le contacter pour faire un premier pas vers un accord d'échange humanitaire, le chef guérillero, Raúl Reyes, Secrétaire et porte-parole des FARCs aurait envoyé un message au dirigeant vénézuélien.L'information aurait été fournie par une source proche du chef d'État, sans donner de détails sur le moyen utilisé par le porte-parole des FARCs pour contacter Chávez.La source aurait précisé qu'une rencontre entre le Président et le chef guérillero pourrait avoir lieu après la réunion entre le président vénézuélien et son homologue colombien, Álvaro Uribe, prévue pour le 31 août prochain à Bogota.
![]() |
|
à g. Yolanda Pulecio et Gustavo Moncayo, à d. Hugo Chavez |
Le président vénézuélien Hugo Chávez a lancé lundi soir un appel à son homologue colombien ainsi qu'au chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARCs), Manuel Marulanda, pour faciliter un échange humanitaire, à l'issue de sa rencontre avec des proches d'otages détenus par les guérilleros.Le chef d'État vénézuélien a demandé "du fond du cur" au président colombien Alvaro Uribe et à Manuel Marulanda, "de faciliter la tâche" pour l'échange d'otages et de "ne pas bloquer le jeu qui pour l'heure l'est", dans un discours retransmis sur la chaîne de télévision nationale.Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, qui a passé le cap des 2.000 jours de captivité la semaine dernière, a expliqué au chef de l'État vénézuélien que les FARC avaient proposé à la France un "geste humanitaire" en échange de la libération de Rodrigo Granda, considéré comme le ministre des Affaires étrangères de la guérilla."La guérilla avait offert aux Français d'effectuer un geste humanitaire, dont nous ne savons ce qu'il pouvait être", a-t-elle expliqué, soulignant que la proposition avait tourné court à la suite d'un incident armé fin juillet dans le sud-est de la Colombie ayant entraîné la mort de 11 députés provinciaux prisonniers des FARCs.
Commentaire:
Le geste humanitaire promis par les FARCs n'est peut-être que suspendu, il pourrait alors se produire prochainement, et pourquoi pas sous l'impulsion de Chávez. C'est un peu le sens de l'indication donnée par Yolanda Pulecio à Hugo Chávez qui cherchera sans doute à obtenir un résultat concret très rapidement. Cette indication était donc fort pertinente.
Cet extrait d'article comporte des petites erreurs ou imprécisions:
- Le geste humanitaire, révélé par Uribe, aurait été la libération de Clara Rojas (voir ci-dessous info du 01/07/2007)- La mort des députés n'a pas eu lieu fin juillet, mais mi-juin, et pas dans le Sud-Est de la Colombie, mais, plus vraisemblablement au Sud-Ouest, aux environs de la localité de Barcos (Valle Del Cauca)
Quatorze personnes formeront la délégation de parents de kidnappés des FARCs que le président vénézuélien, Hugo Chávez, recevra ce lundi à Caracas.Le groupe comprend des personnes qui avaient déjà sollicité une entrevue avec Chávez, Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, ainsi que le professeur Gustavo Moncayo, le "Marcheur de la Paix". Marleny Orjuela, la présidente de l'association ASFAMIPAZ qui regroupe les familles de militaires et de policiers détenus et/ou libérés par les FARCs fera elle aussi partie de cette mission humanitaire.Les quatorze délégués représentent 45 kidnappés par cette guérilla, qui veut les échanger contre un demi - millier de rebelles emprisonnés, parmi lesquels deux dirigeants de la guérilla extradés aux États-Unis. Trois des otages sont américains et sont détenus par les FARCs depuis février 2003.La délégation se rendra à Caracas lundi matin. La rencontre de ces parents avec Chávez résulte des efforts de la sénatrice Piedad Córdoba qui avait demandé publiquement il y a huit jours au président vénézuélien son aide pour un rapprochement entre le président colombien Alvaro Uribe et les FARCs. Chávez a accepté de collaborer et a de nouveau mis le territoire de son pays à la disposition des négociateurs pour des rencontres éventuelles entre les deux parties.Le 15 août dernier, la sénatrice avait été autorisée par le gouvernement d'Uribe a servir de « facilitatrice» pour un accord humanitaire sur les otages.
![]() |
![]() |
|
Alvaro Uribe
|
Hugo Chávez
|
Les présidents du Venezuela et de Colombie se rencontreront sous deux semaines pour aborder le sujet de l'échange humanitaire des kidnappés, a annoncé aujourd'hui la sénatrice colombienne Piedad Córdoba qui vient d'être désignée comme médiatrice par le président Alvaro Uribe. Elle a révélé que la rencontre avait été conclue au cours d'une conversation téléphonique, hier, entre les deux chefs d'États.Dans des déclarations à des journalistes, Piedad Córdoba a qualifié de très positive, dans le contexte du soutien nécessaire de la Communauté mondiale, la réunion qu'elle avait eue la veille avec Chávez, qui l'avait reçue au Palais Présidentiel.Elle a précisé que les deux présidents allaient se rencontrer pour parler du sujet de l'accord humanitaire et de la façon dont le gouvernement vénézuélien pouvait s'entremettre réellement et aider sérieusement, avec des possibilités de succès".La sénatrice a avancé que le Venezuela pourrait être le siège de négociations humanitaires, si le gouvernement colombien et les groupes armés le décidaient.Piedad Córdoba a expliqué qu'en acceptant la charge que lui confiait le président Uribe elle avait évoqué la possibilité de proposer l'Argentine ou le Brésil comme siège de négociations, mais le gouvernement colombien et le Haut Commissaire pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, ont opté pour le Venezuela. Le Haut Commissaire pour la Paix, a-t-elle dit, a ajouté qu'il était très satisfait du Venezuela dont le gouvernement avait été sérieux et responsable et qu'il avait la confiance absolue du pays comme espace pour les réunions.
![]() |
![]() |
|
Piedad Córdoba
|
Hugo Chávez
|
Le président Hugo Chávez a confirmé aujourd'hui la position du gouvernement vénézuélien de servir comme facilitateur du processus de paix en Colombie.Chávez, au terme d'une rencontre avec la sénatrice colombienne Piedad Córdoba, a dit que pour son pays c'était une responsabilité suprême de pouvoir contribuer à la recherche d'un accord humanitaire entre Bogota et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).Il a indiqué qu'après avoir été sollicité par la sénatrice pour sa médiation dans le conflit, il avait conversé au téléphone avec le président Alvaro Uribe qui lui a confirmé que la sénatrice était mandatée par la Colombie pour rechercher une solution entre les parties.Le chef d'État vénézuélien a manifesté son désir de pouvoir entamer un dialogue et obtenir la libération des citoyens retenus par le FARC. Il a annoncé que lundi prochain il recevrait un important groupe de parents de prisonniers qui sera accompagné de la sénatrice Piedad Córdoba.Le Haut Commissaire pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, révélé mercredi que Piedad Córdoba avait reçu l'autorisation d'Uribe d'entrer en contact avec le groupe insurgé, dans le cadre d'une mission d'assistance à la recherche d'un accord humanitaire.Piedad Córdoba a transmis ce jeudi ses remerciements au gouvernement vénézuélien, au nom de tout le peuple colombien et a qualifié l'offre de Chávez d'acte de générosité absolue et de bonne volonté pour que son pays sorte de la situation très difficile qu'il traverse.
Commentaire:
Le Venezuela revient sur la scène...
Le professeur Gustavo Moncayo, le Marcheur de La Paix et de la Liberté a annoncé en réunion plénière de la Chambre des représentants qu'il préparait une proposition qui permettrait de parler d'accord humanitaire dans une "zone de coexistence".
Il a dit que durant les cinq dernières années, le pays n'avait procédé qu'en discussions stériles, telles que faire la différence entre 'substitution 'ou 'échange ', ou pour une zone démilitarisée ou non démilitarisée."Changeons les noms, et avec d'autres mécanismes créons "une zone de coexistence où tous entrent ", a proposé Moncayo aux congressistes. Cette zone, pour une durée limitée à 40 jours, pourrait se situer dans les communes de Pradera et Florida (Vallée) et ne requiert pas le retrait des organismes de l'État, selon lui, " pour qu'on ne laisse pas croire qu'il y a un renoncement à leur présence.Il a soutenu que la proposition qu'il avance demande que dans la zone de coexistence soient présents la police civique, les indigènes, la Communauté internationale, les pays amis, la Croix Rouge et les enseignants, qui font aussi partie de l'État. En 40 à 45 jours on peut conclure l'accord humanitaire ", a-t-il affirmé.Le président de la Chambre des Représentants, Oscar Arboleda, a dit qu'il attendait que Moncayo élabore sa proposition pour qu'on en débatte au Congrès. Mais il a considéré que la déclaration du Marcheur de la Paix était un message très clair pour les FARCs, pour qu'ils comprennent que ce qui est requis n'est pas une démilitarisation mais une volonté pour dialoguer.La représentante à la Chambre Orsinia Polanco, indigène wayúu et organisatrice de la visite de Moncayo, a dit que le message sur la zone de coexistence était valable pour le Gouvernement et pour les FARCs, pour qu'ils comprennent qu'ils ne peuvent pas s'empêtrer dans des définitions de langage et marchent vers la paix d'un pays blasé par la violence.
![]() |
|
Pedro Carreño, Ministre
de l'Intérieur vénézuélien
|
Le ministre de l'Intérieur vénézuélien, Pedro Carreño, a indiqué hier, que des dizaines d'hommes des Forces Armées vénézuéliennes avaient pris part à l'opération, utilisé des équipements de haute technologie et plusieurs avions, dans le but de libérer Ingrid Betancourt.Cette opération a eu pour cadre la zone rurale de la commune Elorza, dans l'État d'Apure, limitrophe de la Colombie, et a été exécutée de manière méticuleuse, avec un grand nombre d'hommes, et un dispositif militaire spécial. Cette opération a été diligentée suite à l'affirmation de la journaliste Patricia Poleo selon laquelle, Ingrid était détenue dans cette localité.La recherche s'est révélée infructueuse, confirmant les doutes sur cette localisation, émis suite à cette affirmation.Le ministre vénézuélien a qualifié les déclarations de Patricia Poleo de "jeu avec la douleur des parents de kidnappés" et n'a pas accordé beaucoup de crédit à la version selon laquelle l'ex candidate présidentielle serait détenue sur le territoire de son pays.Il a conclu en confirmant la disposition de son gouvernement à oeuvrer pour la libération de tous les kidnappés de Colombie et a annoncé que le Venezuela continuerait à travailler sur ce sujet, "en coopération avec les organismes de renseignement colombiens".
Commentaire:
Une opération militaire, même bien montée, présente sans doute autant de risques pour la vie des otages au Venezuela qu'en Colombie. On ne sait pas actuellement si le gouvernement français avait été informé de cette tentative.
Gustavo Moncayo, "Le Marcheur de la Paix, et sa fille, Yuri Tatiana."Depuis les montagnes, nous lui exprimons notre salutation respectueuse et notre sentiment d'admiration pour sa prouesse récente.Nous sentons comment, au fur et à mesure qu'avançait sa marche, avançait aussi dans la conscience des colombiens la nécessité et l'urgence de l'échange humanitaire. Bien que nous prévoyions la réponse du Président, nous n'aurions jamais pensé qu'il allait être aussi critique envers son effort, son amour de père et ces manifestations de solidarité attachées à ses pas par le peuple et à son entrée dans Bogota.Il est incroyable qu'Uribe refuse de neutraliser temporairement un territoire pour que les parties décident l'échange humanitaire en opposant des considérations qui finalement n'ont pas sens, parce que dans rien la marche des institutions ne s'aggravera.Il n'a pas même voulu écouter les arguments de l'ex président López Michelsen qui a terminé ses jours en militant pour cette cause noble.En observant ce qui est arrivé sur le perron du Congrès, beaucoup de compatriotes doivent penser que la bataille pour l'échange a besoin du peuple, de beaucoup de peuple; qu'on remplisse de façon permanente la Place Bolivar pour réclamer la démilitarisation pour l'échange, une solution politique au conflit, la fin du plan de Sécurité Démocratique qui est guerre et répression contre le peuple, qui il y ait un investissement social, comme le demandaient les manifestants de façon inattendue lors de cet événement."...
Commentaire:
Cette intervention des FARCs est, à la fois, cynique et réaliste. Ils affichent un semblant de compassion, feignant d'ignorer qu'ils ont tout pouvoir pour libérer cette famille de sa souffance.La réalité est que si le peuple colombien se mobilisait massivement en faveur de la paix, le processus aurait plus de chances de s'engager.
Dans l'éditorial du 10/08/2007 du site Internet des FARCs, Iván Márquez, membre du secrétariat des FARCs, s'exprime ainsi:"En Colombie, le moment est venu de penser à un grand accord social pour la paix, un grand accord national auquel prendraient part toutes les organisations politiques et sociales, y compris la guérilla - qui combat pour des changements structurels et pour un nouveau gouvernement -, de telle sorte qu'entre tous, nous convenions des bases et des orientations de la Nouvelle Colombie souveraine, indépendante, juste, pacifique et unitaire comme l'aurait voulu le "libertador" (Simón Bolívar), et comme nous le voulons aussi."
Commentaire:
Les FARCs ont bien compris que la prise de pouvoir par les armes n'était plus possible. Leur choix est donc - soit de poursuivre la guérilla sans perspective raisonnable de succès, et de finir, par l'usure du temps et le laminage de l'armée, par sombrer dans le banal droit commun - soit de tenter d'arriver à un accord de paix les intégrant comme force politique à la vie démocratique du pays.Cet éditorial constitue une réponse positive, sur le fond, à la dernière proposition du président Uribe d'ouvrir des négociations de paix. Par contre, pour la forme, à savoir, la libération sans conditions de tous les otages de la guérilla, il y a un gros point de désaccord: la démilitarisation d'une zone d'échange.Il semble peu probable qu'un dialogue de paix puisse s'instaurer, sans un retour des FARCs à une politique respectant au moins les règles du droit international, à savoir l'abandon de la séquestration de civils (et de politiques), leur permettant ainsi de retrouver un statut de force belligérante.Les FARCs sont-elles prêtes à amorcer une telle évolution? Cet éditorial tendrait à le montrer, mais ses dirigeants semblent ne pas encore avoir accepté que pour initier un tel processus, il leur fallait parfois envoyer des signaux positifs forts et concrets, preuves de leur volonté de s'engager dans la voie de la paix.
L'ex président d'Afrique du Sud Frederick de Klerk, prix Nobel de La Paix avec Nelson Mandela en 1993, a encouragé toutes les parties à prendre des "initiatives" pour la réalisation d'un processus qui mette fin à la violence dans le pays.De Klerk, qui avec l'ex président du Cap-Vert, Antonio Mascarenhas, effectue une visite en Colombie pour prendre part un forum sur les expériences de processus de paix et de réconciliation, a donné un discours à la Mairie de Bogota dans lequel il a expliqué les bienfaits et les difficultés du processus qui a été mené à bien dans son pays.Bien qu'il ait souligné les différences de situations, le Nobel sud-africain a considéré que dans le cas de la Colombie le processus était inévitable pour mettre fin à la violence de plus de quarante années et il a conseillé de négocier et chercher la solution, "Comme nous l'avons fait en Afrique du Sud", il a ajouté.Au terme de sa réunion à la Mairie de Bogota, de Klerk s'est entrenu un moment avec Gustavo Moncayo, Le Marcheur de la Paix.
10/08/2007:
Le Tour de France du "Marcheur de la Paix" colombien, Gustavo
Moncayo partira de Bruxelles:A l'invitation de la FICIB, le professeur Gustavo MONCAYO accompagné de sa fille Yuri Tatiana, viendra en Europe pour faire entendre son message.Après un périple de plus de 900 kms à travers la Colombie, il campe actuellement sur la place Simon Bolivar à Bogota, pour exiger l'accord humanitaire.A l'occasion de sa venue, Gustavo Moncayo sera reçu à Bruxelles au Parlement Européen, à l'Assemblée Nationale à Paris, par des représentants du gouvernement, et effectuera un périple de 3 semaines, au cours duquel il se rendra dans plusieurs grandes villes françaises, où les autorités locales le recevront afin de faire écho à sa marche en Colombie.Les comités de la FICIB prendront en charge le déroulement du voyage et accompagneront le Professeur Gustavo Moncayo et de sa fille Yuri Tatiana pendant tout leur circuit en Europe.
L'Accord Humanitaire sans condition, telle est la demande des familles d'otages de Colombie, dont certaines attendent depuis près de 10 ans le retour de leurs proches.
Commentaire:
Après Mauricio SOLER, un autre Colombien représentera son pays au cours d'un "Tour de France". Grace à sa préparation physique en Colombie, il est tout a fait en mesure d'en gagner toutes les étapes, avec le soutien d'un nombreux public.
Dans un article paru Mercredi dans El Nuevo País, Patricia Poleo persiste dans son affirmation qu'Ingrid est au Vénézuela.Elle donne plus de détails sur le cas d'Ingrid Betancourt, et assure qu'elle se trouve bien à Elorza dans une propriété gardée par des éléments des FARCs et dit que le régime se prend la tête à cause de la révélation de sa présence au Vénézuéla et du plan pour la libérer.
Voir l'article de P. Poleo (en Espagnol) =>
Commentaire:
Si toutefois, il est possible qu'Ingrid Betancourt soit au Vénézuela, ( ce qui, selon sa mère, Yolanda Pulecio, "serait préférable" ), nous ne pourrons pas en obtenir confirmation à cause du secret qui protègerait tout accord éventuel conclu entre certaines parties intervenantes, par exemple, sur une mise en lieu sûr d'Ingrid.Concernant sa libération, Raul Reyes a réaffirmé qu'elle ne pourrait intervenir que dans le cadre de l'accord d'échange humanitaire qui semble très loin d'être imminent.Les articles de Patricia Poleo, opposante notoire et farouche au gouvernement vénézuélien, fondés sur des informations fragmentaires et non vérifiées, auraient pour but de mettre Hugo Chávez dans une position inconfortable vis à vis de la communauté internationale, en l'accusant de soutenir la guérilla des FARCs, classée comme organisation terroriste..
Les FARCs, par la voix de leur porte-parole, Raul Reyes, ont rejeté la proposition du président colombien et maintenu leur exigence d'une zone démilitarisée pour entamer une négociation d'échange de prisonniers.Le président colombien, Alvaro Uribe, avait proposé, jeudi 2 août, d'autoriser une zone de rencontre avec les rebelles, en échange de la libération d'otages:"Si les FARCs libèrent les victimes d'enlèvement - sous garantie de la communauté internationale - alors le gouvernement acceptera une zone pour la tenue de pourparlers de 90 jours sur les moyens de parvenir à la paix", avait déclaré le chef de l'État, à l'issue de sa rencontre avec Gustavo Moncayo, le "Marcheur de la Paix".Le président Uribe avait, en revanche, définitivement fermé la porte à la création d'une zone démilitarisée, condition exigée par la guérilla pour négocier un échange d'otages.
Commentaire:
Le Gouvernement colombien et les FARCs campent fermement sur leur position concernant une zone démilitarisée. On ne voit pas, actuellement, quel événement pourrait les amener à infléchir cette attitude. On ne peut alors pas s'attendre à une libération prochaine de tous les otages "échangeables" de la guérilla.Ceux-ci risquent de voir leurs conditions de vie empirer, et leur chances de survie fortement diminuer. En effet, le président Uribe vient d'exhorter ses forces armées, à capturer tous les chefs de guérilla avant la fin de son mandat. Il va donc y avoir une multiplication des opérations militaires à cette fin, et par suite, des risques de "bavures".Concernant Ingrid et Clara, on ne peut que souhaiter, en raison de leur importance au regard de la communauté internationale, que les FARCs aient eu la sagesse de les mettre "à l"abri".
07/08/2007:
L'annonce de l'imminence de la libération d'Ingrid, un "pétard
mouillé"?:
Suite à nos recherches d'informations sur l'article que nous évoquions hier; nous avons découvert qu'en réalité, cet article avait été rédigé en Juin de cette année (voir bas de page image ci-contre) et publié seulement samedi dernier.
Cela prouve au moins que que la libération d'Ingrid n'était pas imminente, contrairement à ce qui était prétendu, et permet de douter fortement de la véracité de cette information..
Peut-on imaginer qu'il n'y ait "pas de fumée sans feu"?
Effectivement, on peut imaginer qu'Ingrid aurait été mise à l'abri par les FARCs, hors des frontières de Colombie, et pourquoi pas au Vénézuela. Cette possiblité avait déjà évoquée par le président Uribe en Février de cette année (voir article du 21 Février via le bas de cette page).
Ce qui pourrait accréditer une telle thèse, c'est la réponse, à des questions de journalistes, du maire de la localité d'Elorza, (où elle serait détenue, selon Patricia Poleo). Il a en effet confirmé la présence des FARCs dans sa localité, et n'a pas rejeté la présence d'émissaires français qu'il n'a, dit-il pas encore rencontrés.
Mais, ceci ne sont que spéculations, fondées sur des éléments assez faibles. En tout cas, nous poursuivons notre recherche d'informations.
La journaliste vénézuélienne Patricia Poleo affirme qu'Ingrid Betancourt serait au Vénézuéla et qu'elle serait remise prochainement par le président Hugo Chávez au Gouvernement français.Patricia Poleo a assuré que cette information lui aurait été fournie par des militaires du pays voisin.Une agence de presse italienne, Adn Kronos, affirme qu'Ingrid Betancourt serait remise à Cecilia Sarkozy.Le journaliste affirme qu'Ingrid Betancourt se trouverait dans la région de Lorza située à la frontière colombienne, dans une propriété du frère de "Mono Jojoy", un des dirigeants des FARCs, et qu'elle aurait pu arriver dans ce pays grâce à la collaboration du gouvernement vénézuélien avec la guérilla des FARCs.
Patricia Poleo a informé que le président du Vénézuéla, Hugo Chávez, remettra Ingrid Betancourt, Clara Rojas et Emmanuel au Gouvernement français, et que la liberation se réaliserait lors la visite qu'effectuera très prochainement la première dame française au Vénézuela.
Yolanda Pulecio, la mère de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, a appris la nouvelle via la station de radio "la FM", et a déclaré qu'elle ne se faisait pas beaucoup d'illusions sur cette possible libération.
Commentaire:
Nous prenons, comme Yolanda Pulecio, mère d'Ingrid, cette information avec réserves. En effet, périodiquement, de telles affirmations sont lancées, mais s'avèrent après quelque temps fausses.Nous souhaitons, bien sûr, que cette fois, elle se révèle vraie. Nous suivons attentivement les informations de la presse colombienne et vénézuélienne qui pourraient confirmer ou infirmer cette affirmation.
Dans la commune d'Algeciras, située dans le département d'Huila s'est formé un mouvement qui souhaite promouvoir cette localité comme lieu de dialogue éventuel entre le Gouvernement et les FARCs, après que ceux-ci auraient libéré les otages, selon la dernière offre du président Uribe.Les tenants de la proposition ont élaboré un document académique qu'ils remettront au gouverneur du département, Rodrigo Villalva Mosquera, pour qu'il le présente lors de la prochaine réunion nationale des gouverneurs.Madame Deyanira Ortiz de Beltrán, épouse du chef politique Orlando Beltran, actuellement détenu par les FARCs, a déclaré que cette initiative était fondée sur les expériences difficiles qu'ont vécues les habitants du département d' Huila, comme victimes d'enlèvements et de déplacements forcés.Elle a ajouté que la possibilité de proposer également les communes de Rivera et de Colombia était étudiée.
Le président colombien, Alvaro Uribe, a proposé, jeudi 2 août, "d'autoriser une zone de rencontre" avec les rebelles, en échange de la libération d'otages."Si les FARC libèrent les victimes d'enlèvement - sous garantie de la communauté internationale - alors le gouvernement acceptera une zone pour la tenue de pourparlers de 90 jours sur les moyens de parvenir à la paix", a déclaré le chef de l'Etat, à l'issue de sa rencontre avec Gustavo Moncayo, le "Marcheur de la Paix".Cette déclaration a été accueillie par des huées d'étudiants, le traitant de "paramilitaire" et "fasciste", alors que les familles des otages ont salué l'initiative.Les analystes, eux, doutent de l'efficacité de la mesure : les otages constituent, pour les FARCs, une précieuse monnaie d'échange avant tout accord politique.Le président Uribe a, en revanche, définitivement fermé la porte à la création d'une zone démilitarisée, condition exigée par la guérilla pour négocier un échange d'otages. Le chef de l'Etat a précisé : "Il y a deux points que nous n'accepterons jamais : la démilitarisation et que les guérilleros libérés reprennent la lutte armée."

"Ce qui se passe aujourd'hui me donne un espoir immense", a déclaré Mme Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, venue accueillir le professeur comme des centaines de parents d'otages.
Le maire socialiste de Bogota, Lucio Garzon, avait indiqué mardi soir que le "marcheur pour la paix" pouvait s'arrêter "où il voulait et que sa municipalité lui donnerait les garanties nécessaires" à son séjour, en signe de solidarité avec le professeur.Deux tentes ont été dressées place Bolivar pour permettre à M. Moncayo et à son épouse d'y passer la nuit.Mercredi soir Moncayo a rencontré au siège de la Conférence épiscopale 17 ambassadeurs dont les 3 ambassadeurs des pays européens qui jouent un rôle de médiateurs dans le conflit, la France, l'Espagne et la Suisse.Le professeur a déclaré que "la réunion avait été positive" et avait permis de voir "quelle peut être leur collaboration au niveau international". Les diplomates pourraient se porter "garants dans le cadre d'un accord humanitaire", a-t-il ajouté.
Le président colombien Alvaro Uribe doit rencontrer Moncayo jeudi matin.
02/08/2007: Le "Marcheur de la Paix" colombien, le professeur Gustavo Moncayo est arrivé place Bolivar à Bogota:
Le 01 août, à 16 h 10 heure locale, le professeur Gustavo Moncayo est arrivé Place Bolivar à Bogota, après 46 jours et 1.168 kilomètres de marche pour la liberté de son fils et de tous les kidnappés de Colombie.Sur la Place l'attendaient des milliers de personnes qui l'ont accompagné en brandissant des drapeaux blancs, des drapeaux colombiens, et des banderolles exigeant des FARCs et du gouvernement un accord humanitaire rapide.Le fils du "Marcheur de la Paix", Pablo Emilio Moncayo, a été kidnappé en décembre 1997 dans une attaque des FARCs contre la base de communications de la colline Patascoy, près de la frontière avec l'Équateur. C'est un des otages qui a passé le plus de temps en captivité en Colombie.Le professeur était accompagné de sa fille Yuri Tatiana qui l'a suivi dans son périple de plus d'un mois et demi sur les routes colombiennes, depuis le 17 juin dernier.La veille de son arrivée à Bogota, le professeur Moncayo a signalé son intention de vivre sur la place Bolivar, dans le centre de Bogota, proche du Congrès, de la cathédrale, de la Mairie et du Palais de Justice, jusqu'à ce qu'il y ait accord humanitaire.
Commentaire:
Nous saluons le courage de cet homme ( il a également dû abandonner son travail ) qui n'en pouvant plus d'attendre une libération hypothétique de son fils, a décidé d'agir à sa façon pour mobiliser le peuple colombien en faveur d'un échange humanitaire.L'accueil de la population, partout où il est passé, montre qu'en Colombie, beaucoup de gens souhaitent cet échange humanitaire et aspirent à la paix.Nous suivrons attentivement les prochaines étapes de son action.